Franco Cavegn, 5ème à Val Gardena
Le Grison a donc amélioré son résultat par rapport à la veille (7e) d'une descente remportée par l'Autrichien Stephan Eberharter.
Battus vendredi lors de la première descente, les Autrichiens ont réussi le doublé lors de seconde descente de Val Gardena. Stephan Eberharter s’est imposé avec 22 centièmes d’avance sur Michael Walchhofer. Le Norvégien Kjetil Andre Aamodt a terminé troisième, à 26 centièmes.
Cavegn, meilleur Suisse
Les Suisses sont restés un peu en retrait pour cette troisième descente de l’hiver. Franco Cavegn a conforté son rôle honorifique de meilleur Helvète.
«Cinquième, c’est un bon résultat, mon meilleur classement ici. Les quinze centièmes qui me manquent pour monter sur le podium je peux les avoir perdus un peu partout. Certains passages étaient vraiment difficiles et la neige était agressive. C’était dur de combiner tout cela», avouait le Grison.
Douzième, Didier Cuche se montrait, malgré tout, content: «J’ai pu suivre à peu près la trajectoire que je voulais. Cela s’est moins bien passé que vendredi (8e) sur le bas. Je ne suis pas vraiment satisfait du rang, mais l’écart qui me sépare du vainqueur n’est que de 84 centièmes».
Didier Défago, qui souffre de douleurs l’épaule droite après avoir heurté la neige du coude, a été contraint de renoncer au slalom géant de dimanche, à Alta Badia.
Des skis brûlés
La glace présente sur la piste obligera les skieurs à changer de matériel, tellement leurs lattes ont été abîmées durant les deux minutes de course. «Cela m’étonnerait que mes skis fassent une autre course cet hiver. La semelle est brûlée.», disait Cuche.
Un avis que partage Cavegn: «Cela donnera beaucoup de travail pour les réparer. Il n’était pas nécessaire que les organisateurs travaillent autant avec de l’eau, on ne fait pas du patinage artistique!». Selon Philippe Auer, chef course chez Salomon, «trois paires de skis par athlète sont presque à jeter». Une nouvelle polémique est née.
Eberharter, le dominateur
Stephan Eberharter a enlevé sa première victoire sur la Saslong, fêtant ainsi son neuvième succès en Coupe du monde. En six courses cet hiver, il s’est imposé à trois reprises et ne s’est jamais moins bien classé que quatrième. Un sérieux client pour le classement général de la Coupe du monde, même s’il ne veut pas en entendre parler pour le moment.
«J’ai essayé de faire exactement la même chose qu’hier. Comme j’avais de bonnes sensations, j’ai passé le passage du Ciaslat beaucoup plus directement, avec une ligne très haute. J’ai fait une grosse faute, mais elle n’a pas porté à conséquence. C’est merveilleux de gagner une grande classique pour moi, qui skie depuis si longtemps. Je ne suis pas le leader de l’équipe. L’Autriche n’a pas besoin de leader. Et je n’ai pas les épaules pour cela!», analysait Eberharter.
swissinfo avec les agences
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