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La Suisse mesure ses lacunes dans la lutte contre la pédophilie

Fin du Congrès mondial sur l'exploitation sexuelle des enfants à Yokohama. La Suisse doit encore faire des progrès.

Plus de 3000 délégués de 138 Etats ont pris part à cette rencontre internationale qui s’est terminée jeudi. La Suisse a pu comparer ses résultats avec ceux d’autres pays, à l’aune de la dernière conférence de Stockholm tenue il y a cinq ans.

Pour l’ambassadeur Jean-François Giovannini, le responsable de la délégation suisse, ce Congrès aura servi d’instrument de mesure. La Suisse a modifié son code pénal pour mieux protéger les enfants. Mais, sur le plan policier et de l’éducation, elle est à la traîne par rapport à d’autres pays.

Meilleure coordination policière entre cantons

«Nous avons appris à Yokohama l’importance d’une meilleure coordination policière entre les différents cantons. Pour leur permettre d’intervenir plus rapidement, notamment dans les cas d’enlèvements d’enfants. Aujourd’hui, les polices réagissent trop lentement», déclare l’ambassadeur suisse.

Les campagnes d’information doivent être renforcées en Suisse pour s’assurer que la population dans son ensemble soit sensibilisée aux droits de l’enfant.

«Il faut intervenir aussi bien au niveau de la demande que de l’offre. Apprendre aux femmes à se protéger. Et changer l’attitude des hommes. Après tout, ce sont eux qui commettent des crimes sexuels contre des enfants», observe Barbara Fontana, une autre membre de la délégation suisse à Yokohama.

La responsabilité des banques

Le Congrès de Yokohama a été très concret. Il va faire appel au secteur privé. Aux sociétés de logiciels, par exemple, pour démasquer sur l’Internet les pervers et les pédophiles qui se cachent derrière ses milliers de sites et de lieux de rencontre.

«Les délégués, et c’est une bonne chose, n’ont pas oublié les banques. Elles blanchissent les milliards de dollars de revenus des mafias qui contrôlent de plus en plus le commerce de l’exploitation des enfants», note Catherine Hartmann, une responsable de l’ONG Ectat Switzerland.

Le Congrès a enfin insisté sur la nécessité pour les enfants de connaître spécifiquement leurs droits. Et d’être conscients des actes contre leur intégrité sexuelle.

Georges Baumgartner, Tokyo

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