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Le GAFI planche sur le financement du terrorisme

Les terroristes ont recours à de l'argent criminel, mais aussi à des fonds légitimes, voire même au soutien direct de certains Etats. Keystone Archive

Du lundi 29 octobre au mercredi 31, le Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI) se penche sur le blanchiment des capitaux lié à des activités terroristes.

Les auteurs des attentats sanglants du 11 septembre ont-ils utilisé les mêmes méthodes que les mafieux pour financer leurs actions? En d’autres termes, se sont-ils livrés précédemment à du trafic de stupéfiants, à de l’extorsion de fonds et à des enlèvements ou encore à de la contrebande?

Les 29 pays et gouvernements membres du GAFI, dont la Suisse, vont travailler pendant trois jours sur ce sujet. La réunion, convoquée en urgence, sera ouverte lundi à Washington par Paul O’Neill, le secrétaire au Trésor des Etats-Unis. En mai 2001, ce proche du président George W. Bush déclarait que la lutte contre les paradis fiscaux n’était pas une priorité pour les Etats-Unis!

Crédibilité écornée

Considéré comme trop dépendant des principaux pays, le GAFI a beaucoup perdu de sa crédibilité. La France, par exemple, est intervenue pour rayer Monaco de la liste noire des pays non coopératifs. De son côté, la Grande-Bretagne protégeait l’île de Man et les îles anglo-normandes.

Malgré tout, cet organisme international possède d’excellents experts. Et, bien avant les attentats du 11 septembre, il s’est penché sur le blanchiment des actions terroristes. Dans son rapport 2000-2001, il constate que les méthodes choisies ne diffèrent généralement pas de celles qui sont pratiquées par les vulgaires criminels.

Appuis financiers multiformes

Seulement voilà, les groupes terroristes ont également recours à des dons et à des contributions, à des fonds provenant d’activités commerciales légitimes, et même, parfois, au soutien direct de certains Etats. Dans tous ces cas, «les pays concernés risquent de ne pas pouvoir invoquer la législation anti-blanchiment pour aider les enquêteurs ou rechercher l’origine des fonds».

Durant cette réunion plénière, le GAFI doit notamment débattre des méthodes pour suivre la piste des fonds destinés aux terrorismes et, bien entendu, pour bloquer l’argent. En sachant que les actions sanglantes ne réclament qu’un faible financement. Les attentats du 11 septembre n’auraient coûté que 200 000 dollars, selon le FBI. Une goutte d’eau comparée au trafic de drogue ou à la corruption.

Ian Hamel

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