Le Lausanne Hockey-Club n’en finit plus d’étonner
Considérés comme les plus faibles néo-promus de tous les temps, les Vaudois réalisent une belle performance. Leur entraîneur y est pour beaucoup.
Plus de la moitié de la saison régulière est disputée, la sensation est parfaite. Avec son septième rang, une moyenne d’un point par match (26/26) et surtout un esprit d’équipe qui renverse des montagnes, fussent-elles tessinoises, zurichoises ou bernoises, le Lausanne Hockey-Club épate la galerie.
Mission accomplie
Il est vrai qu’à 42 ans, le Canadien se risquait pour la première fois de sa carrière d’entraîneur en Romandie. Depuis 1988 il avait dirigé Coire, Langnau, Lyss, Herisau, Thurgovie et à nouveau Coire, soit autant de «commandos alémaniques» rugueux et physiques¸ autant d’équipes à l’esprit de village. La mission romande est pourtant gagnée. Au-delà de tout espoir.
Un entraîneur qui gagne a toujours raison. «C’est un grand communicateur, il s’amuse sur la glace, mais sait aussi gueuler lorsque c’est nécessaire, constate le capitaine franco-canadien Serge Poudrier. Il a su trouver un bon système avec les joueurs à disposition». Notamment avec le revenant Gerd Zenhäusern (ex-Fribourg), Philipp Orlandi, Trevor Meier et la dernière trouvaille russe, Andreï Bashkirov.
Garder les pieds sur terre
Lausanne devance les ZSC Lions, Kloten, Rapperswil, Langnau, Coire et navigue dans les mêmes eaux que Lugano, Berne et Fribourg. Tiendra-t-il la distance jusqu’au terme de la saison, lui qui n’a pas encore connu de véritable trou? «Nous devons tous garder les pieds sur terre, avertit Mike McParland.
Pour s’imposer, mes joueurs doivent évoluer à 120% de leurs capacités, alors que Lugano ou Davos peuvent nous battre avec 70% de leurs armes». «Notre seul objectif, c’est le maintien», plaide Pierre Hegg, l’éminence grise du club.
Personne à Malley ne prétend vouloir décrocher la 8e place, synonyme de play-off «Prenons match après match, et nous verrons bien, lance Mike McParland. A quoi bon nous mettre de la pression supplémentaire sur nos épaules?»
Jonathan Hirsch
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