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Le Suisse qui roule pour le Tour de France

Le peloton, ce mercredi, entre Castelsarrasin et Sarran. Keystone

Petit-fils d'un ancien coureur professionnel, fils du directeur financier de l'Union cycliste internationale, le Lausannois Olivier Strebel travaille pour la société qui organise le Tour. L'une de ses missions: implanter le Tour dans des pays qui n'ont pas la culture du cyclisme, tel le Vietnam cette année.

Ils sont rares les Suisses travaillant sur le Tour de France. Mis à part Sven Montgomery, Daniel Schnider et Rubens Bertogliato, dont le dur métier consiste à pédaler à longueur d’année. A 28 ans – il les a fêtés le 27 avril – Olivier Strebel est l’unique Suisse engagé à l’année par la Société du Tour.

Tombé dedans tout petit

«Engagé depuis trois ans par Amaury Sport Organisation. Les démarches pour obtenir un permis de travail ont été longues. D’autant que la Suisse n’appartient pas à la communauté européenne», avoue t-il.

Le cyclisme, il est tombé dedans tout petit. «Mon grand-père Roger a été coureur professionnel. Il a participé au Tour 1933, en qualité d’indépendant. Il n’a pas été jusqu’au bout. Je ne l’ai jamais vu courir. Je garde de lui les souvenirs et les anecdotes qu’il me racontait.»

C’est aussi à travers son père, Jean-Pierre, directeur financier de l’Union cycliste international (UCI) que le Lausannois a approché le cyclisme, sans pourtant jamais le pratiquer. Sa formation: employé de commerce à la Banque Populaire Suisse (BPS). La banque, aujourd’hui disparue, qui a de longues années patronné le Tour de Romandie.

Premier Tour de France en 1996

C’est avec la BPS j’ai fait ma première approche de l’autre côté de la barrière», raconte Olivier Strebel. «J’ai suivi trois Tour de Romandie. Le premier au sein de la caravane, les deux autres en qualité d’assistant au service du marketing. Quant à mon premier Tour de France, c’était en 1996, grâce aux relations de mon père. Je travaillais dans le service des relations publiques.»

C’est suite à cela qu’Olivier Strebel est entré chez Amaury Sport Organisation, dont la Société du Tour dépend. «Mon travail, au département radio et télévision consiste notamment à vendre des droits. Certes, le Tour est bien distribué. Mais nous cherchons sans cesse à conquérir de nouveaux marchés où l’implanter. Dans les pays qui n’ont pas la culture du cyclisme. Nous proposons à ceux-ci trois résumés hebdomadaires, libres de droits. Par exemple, cette année, le Vietnam».

Retour aux sources

Habitué aux commodités d’une ville comme Lausanne, ce célibataire a trouvé à loger à Issy-les-Moulineaux, à deux pas des bureaux de la Société du Tour de France. «J’ai perdu en confort et en qualité de vie», remarque t-il. De Paris, Olivier Strebel s’en échappe à chaque occasion. «Je prends ma voiture et me rends en Normandie. Et chaque fois que je le peux je rentre au pays. Le Pays d’En-Haut me manque».

Le pays, Olivier Strebel espère y rentrer pour y travailler dans la voie tracée sur les bords de la Seine: trouver un poste dans un organisme chargé des problèmes de droits dans le sport ou la télévision.

Pierre-Henri Bonvin, sur la route du Tour

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