Le tennis suisse a rebondi en l’an 2001
Marc Rosset est rentré dans le rang. Le passage de témoin a eu lieu. Avec Roger Federer et Michel Kratochvil, le tennis suisse prend un nouvel envol.
Le quart de finale de la Coupe Davis entre la Suisse et la France est encore dans toutes les mémoires. Emmenés par Federer, qui avait dynamité les Etats-Unis à lui tout seul le tour précédent, les Helvètes sont passés très près de l’exploit. Lors du simple décisif, George Bastl avaient alors galvaudé une balle de match.
En 2002, la tâche des Suisses s’annonce ardue. En villégiature dans la patrie de Yevgeny Kafelnikov et de Marat Safin, Federer devra assumer ses prises de positions. Il a voulu la tête de Jakob Hlasek et l’a eu. En Russie, il devra porter à bout de bras son équipe, placée aujourd’hui sous la houlette de Peter Carter.
Une place dans le Top 10
Vainqueur à Milan, finaliste à Rotterdam et dans son jardin de la Halle St-Jacques à Bâle, Roger Federer (ATP 13) n’a eu de cesse de progresser en 2001. A ce palmarès naissant s’ajoute une victoire de prestige sur Pete Sampras en huitièmes de finale à Wimbledon.
Seul bémol, une blessure contractée aux adducteurs avant la tournée américaine l’a empêché de glaner les points nécessaires pour le Masters de Sydney. L’année prochaine, le Bâlois peut légitimement aspirer à une place dans le club très select du Top 10. Et ainsi peut-être participer à son premier Masters.
Une fin de saison en fanfare
Son entrée dans le gotha des 50 plus fines raquettes, Michel Kratochvil (ATP 46) la doit à une fin de saison menée sur les chapeaux de roue. Finaliste à Shanghai et à Tokyo, quart de finaliste à Bâle après avoir croqué Albert Portas et Arnaud Clément, le Bernois a enfin démontré toute l’étendue de ses moyens.
En 2002, le No 2 suisse devrait s’imposer comme le bras droit de Federer en Coupe Davis. A condition toutefois de bien gérer les premières échéances australiennes. Derrière, George Bastl et même Marc Rosset n’ont pas dit leur dernier mot.
Bastl, Rosset et Heuberger
Héros malheureux du quart de finale perdu à Neuchâtel, George Bastl (ATP 115) a connu, par la suite, une longue traversée du désert. Vaincu trop souvent sans honneur, le Vaudois a quelque peu redressé la tête en automne sur le circuit Challenger.
Marc Rosset (ATP 119) n’a pas été plus heureux. Incapable d’aligner deux victoires d’affilée jusqu’en octobre, le Genevois (31 ans) tente aujourd’hui tant bien que mal de rebondir. Vainqueur du tournoi Challenger de Milan il y a un mois, il devra se résoudre de passer par les qualifications pour se glisser dans les tableaux de l’ATP-Tour.
Professionnel depuis 1995, actuel No 3 suisse, Ivo Heuberger (ATP 112) n’a jamais réussi à crever l’écran. Bien souvent appelé à jouer les seconds rôles, son seul résultat probant en 2001 est une place en huitièmes de finale du tournoi de Tokyo.
Raphael Donzel
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.