Nouvelles accusations contre Peter Regli
L'ancien chef des services secrets suisses couvrait un trafic de plutonium, affirme un témoin. Accusations prises très au sérieux par les autorités.
Le témoin, un jeune homme atteint d’une maladie incurable, était le chauffeur du Sud-Africain Wouter Basson. Sur son lit de mort, il a décidé de tout dire pour se libérer la conscience. Des aveux recueillis par dimanche.ch et le SonntagsBlick.
Pots-de-vin, trafic, falsifications
Le jeune homme affirme avoir assisté pendant sept ans aux machinations des services de renseignements suisses pour fournir des armes à l’Afrique du Sud. Pots-de-vin, falsifications de documents, trafic de substances radioactives…
Trois personnages sont au cœur de cette affaire. Peter Regli, qui dirigeait les services secrets jusqu’à ce qu’éclate l’affaire Bellasi. Le marchand d’armes Jürg Jacomet. Et le «docteur de la mort» Wouter Basson, grand partisan de l’apartheid, qui voyageait souvent en Suisse pour se fournir en armes.
Le témoin évoque des rendez-vous secrets entre Peter Regli et Wouter Basson en Suisse. Tous deux auraient discuté des meilleurs moyens de contourner l’embargo sur les ventes d’armes à l’Afrique du Sud. Le silence du fonctionnaire suisse aurait été acheté pour qu’il couvre le trafic de plutonium.
Les autorités suisses ont entendu le témoin
«Nous avons connaissance du contenu de ces déclarations qui méritent d’être vérifiées», confirme Oswald Sigg, porte-parole du Département fédéral de la défense. Le Ministère public de la Confédération est également informé. Ces derniers jours, les responsables se sont succédés au chevet du témoin.
L’affaire va maintenant se poursuivre à différents niveaux. Au niveau du Département de la défense, du procureur de la Confédération et de la délégation de la commission de gestion qui contrôle les services de renseignements.
swissinfo
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