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Rien ne va plus pour Marc Rosset

Quart de finaliste l’an passé, le Genevois n’a pas passé le cap du deuxième tour des Internationaux d’Australie, défait par le modeste Zimbabwéen Wayne Black. Pire, il est en passe de perdre le défi qu’il avait lancé à Jakob Hlasek.

Les temps sont durs pour Marc Rosset (photo). Quart de finaliste l’an passé, il n’a pas passé le cap du deuxième tour des Internationaux d’Australie, défait par le modeste Zimbabwéen Wayne Black. Pire, il est en passe de perdre le défi qu’il avait lancé à Jakob Hlasek, le nouveau patron du tennis helvétique.

En d’autres temps, Marc Rosset aurait sans doute franchi l’obstacle Wayne Black, comme il y était déjà parvenu par le passé. Mais ce début d’année ne sourit pas au Genevois, en particulier dans la guerre d’usure qu’il mène contre Jakob Hlasek, son ancien compagnon de route, aujourd’hui transformé en ennemi, depuis qu’il a été nommé capitaine de Coupe Davis. Et qui ne se contente plus d’encaisser les coups… Le Melbourne Park s’est transformé en jardin d’enfants, saveur helvétique, et tout indique que cela ne fait que commencer…

Initiée par Marc Rosset, la tentative de boycotter l’équipe de Suisse pour son match contre l’Australie début février a échoué. Roger Federer, toujours en lice à Melbourne, puis George Bastl et Lorenzo Manta, sont revenus sur leur choix et ont tour à tour accepté de jouer sous Jakob Hlasek. Ce qui a finalement fait plier le Genevois, isolé et amer. Apparemment trop tard pour Jakob Hlasek qui, à peine débarqué en Australie, explique au grand blond, entre quatre yeux, mais dans un dialogue de sourds, «qu’il n’est plus que le numéro 3 de l’équipe, derrière Federer et Bastl et qu’il est trop vieux pour pouvoir disputer trois matches en trois jours». Marc Rosset réplique que «Hlasek devrait prendre des cours de psychologie, qu’il a détruit son moral».

Chaque après-match est le théâtre de déclarations fracassantes. Marc Rosset égratigne George Bastl, «un ancien ami, désormais une simple connaissance», coupable d’avoir retourné sa veste. Roger Federer lance que «Marc doit jouer les simples en Coupe Davis et qu’il le dira très clairement à Jakob Hlasek», lequel souligne que «la confiance en Rosset a disparu et qu’il tient un double langage face à la presse et avec lui». Rendez-vous lundi prochain, date d’un nouvel épisode attendu, celui de l’annonce de la sélection de l’équipe de Jakob Hlasek. Si le nom du Genevois n’y figure pas (hypothèse toujours plus forte), il ne manquera pas de se présenter en martyr.

Olivier Breisacher

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