Sonja Nef encore battue
Victorieuse à six reprises l'an dernier en géant, l'Appenzelloise semble ne plus savoir gagner. A Copper Mountain, elle a terminé troisième, derrière Flemmen et Forsyth.
La Norvégienne Andrine Flemmen a créé la surprise lors du deuxième slalom géant de la saison en fêtant la deuxième victoire de sa carrière. Elle s’est imposée avec 67 centièmes d’avance sur la Canadienne Allison Forsyth.
L’histoire se répète
Pour la seconde fois en autant de courses, après son deuxième rang de Sölden, Sonja Nef a été battue dans sa spécialité. La skieuse de Grub se montrait déçue de son résultat, elle qui avait signé le meilleur «chrono» de la première manche, à égalité avec Andrine Flemmen.
La championne du monde a pris l’habitude d’être considérée comme la reine incontestée de la discipline et ne veut pas se contenter d’une place sur le podium.
«Je suis vraiment très déçue de ne pas avoir gagné. Je voulais vraiment m’imposer ici. En plus, je n’arrive pas à comprendre comment j’ai pu perdre autant de temps. Je vais bien analyser cette course pour que cela ne se reproduise plus», déclarait la Suissesse, visiblement décontenancée.
Fränzi Aufdenblatten confirme
A l’image de l’Appenzelloise, les autres Suissesses s’avouaient également dépitées de leurs performances à Copper Mountain. La 24e place de la championne du monde juniors, Fränzi Aufdenblatten, peut malgré tout passer pour la poursuite de son apprentissage: «Je n’ai pas réussi la même course qu’à Sölden (ndlr: 21e, le meilleur résultat de sa carrière), mais c’est quand même une confirmation», analysait la Valaisanne.
Lilian Kummer ne savait quant à elle comment expliquer son 29e rang, indigne du talent d’une skieuse 4e des Championnats du monde de St-Anton. Quinzième de la première manche, la skieuse de Riederalp manquait de mots pour s’exprimer.
«Je pensais avoir skié beaucoup plus vite en finale. C’est difficile de comprendre où j’ai perdu autant de temps sur une piste aussi plate», reconnaissait «Lili». Corinne Rey-Bellet (31e) déclarait, en substance, la même chose.
La mémoire de Régine Cavagnoud
La tristesse se lisait sur le visage baigné de larmes de la Française Carole Montillet, qui a honoré la mémoire de sa camarade de chambre Régine Cavagnoud, décédée il y a trois semaines, en réussissant le meilleur résultat de sa carrière dans la discipline (6e).
Une minute de silence a d’ailleurs été respectée avant chaque manche et la plupart des athlètes portaient un brassard en souvenir de celle qui s’était imposée sur cette même piste il y a deux ans.
swissinfo avec les agences
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