St-Gall à l’heure du fédéralisme
Mardi, à St-Gall, le président de la Confédération a donné le coup d'envoi de la 2e Conférence internationale sur le fédéralisme.
Pour Kaspar Villiger, le système fédéraliste moderne est un modèle pour l’Europe, voire le monde.
Selon le président de la Confédération, à l’ère de la globalisation économique, il est important que l’homme puisse rester ancré à sa région.
«Sans le fédéralisme, rappelle Kaspar villiger, la Suisse aurait bien de la peine à continuer à exister. Elle n’a ni langue ni culture communes.»
«Mais, ajoute-t-il aussitôt, nous savons que le modèle suisse ne peut pas être exporté tel quel. Chaque pays a sa propre histoire et devrait développer ses fondements politiques en suivant sa propre voie.»
L’ancien conseiller fédéral koller
Cette réunion est ouverte aux praticiens du fédéralisme issus de la politique et de l’administration, aux scientifiques et aux représentants de l’économie et d’autres domaines de la société.
Certains Etats sont représentés au plus haut niveau à cette conférence présidée par l’ancien conseiller fédéral Arnold Koller, avec notamment la présence des premier-ministres belge et canadien et du président du Mali.
Les organisateurs attachent également une grande importance aux jeunes. Un programme d’accompagnement spécifique leur est proposé.
Créer de nouveaux modèles
La conférence doit permettre un échange constructif d’informations et d’expériences. Ce dialogue est censé contribuer à l’élaboration de nouveaux modèles fédéralistes pour la solution de problèmes spécifiques et, par conséquent, contribuer à la paix et à la stabilité dans le monde.
Les participants s’intéresseront en particulier à trois thématiques: le fédéralisme et la politique étrangère, les structures étatiques décentralisées et la prévention des conflits, la répartition des tâches et le fédéralisme financier.
Grand intérêt suisse
La 1ère conférence internationale sur le fédéralisme avait eu lieu en 1999 à Mont-Tremblant (Québec). Elle avait été organisée par le Forum des Fédérations, une organisation non gouvernementale canadienne.
A cette occasion, la Suisse s’était déclarée prête à recevoir la prochaine conférence. Les autorités ont en effet considéré que la Suisse était un site approprié pour une telle rencontre, compte tenu de sa riche tradition fédéraliste et de son action en faveur des échanges internationaux.
La tenue de la conférence de St-Gall a donc été acceptée à la fois par le Conseil fédéral et les gouvernements cantonaux.
swissinfo
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