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Substances dangereuses sous haute surveillance

Les produits chimiques font des milliers de victimes par an. Keystone Archive

Une centaine de pays, dont la Suisse, ont décidé de renforcer le contrôle des produits chimiques dangereux, notamment l'amiante et les pesticides.

Seuls 33 des 73 Etats signataires de la Convention de Rotterdam l’ont ratifié, y compris la Suisse.

Ce texte adopté en 1998, institue une procédure d’ICP (principe d’information et de consentement préalables). Les produits inscrits sur cette liste ne peuvent être exportés sans l’accord explicite du pays importateur qui aura été informé de ses dangers.

Des milliers de victimes par an

Les délégués présents de lundi à vendredi à Bonn ont inscrit sur la liste ICP un insecticide, le Monocrotophos. Ils ont aussi entamé des démarches pour y ajouter l’amiante et les pesticides.

Cette mesure devrait permettre un meilleur contrôle de substances qui font des milliers de victimes par an.

Mais pour que la Convention entre en vigueur, au moins 50 pays doivent la ratifier. Seuls 33 des 73 Etats signataires ont fait le pas jusqu’ici, dont la Suisse.

Le texte pourrait toutefois entrer en vigueur d’ici 2004, a estimé l’un des deux délégués suisses, Georg Karlaganis.

Lutter à armes égales

La conférence de Bonn a permis aux Etats d’expliquer à quel stade en est le processus de ratification, a ajouté le représentant de l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (OFEFP).

Par ailleurs, des ateliers sont régulièrement organisés, notamment en Suisse, pour encourager les gouvernements à franchir le pas, ajoute Georg Karlaganis.

La position de la Confédération sur la Convention de Rotterdam ne donne pas lieu à des conflits avec l’industrie chimique, ajoute Georg Karlaganis.

«Contrairement à certains de ses concurrents, l’industrie chimique suisse applique depuis longtemps, de manière volontaire, les principes de la Convention», souligne-t-il.

Avec l’application par tous les pays des nouvelles règles, la place industrielle pourrait à nouveau lutter à armes égales avec ses concurrents, note l’expert helvétique.

Candidature genevoise

La délégation suisse a par ailleurs profité de la conférence de Bonn pour défendre la candidature de Genève pour l’accueil du secrétariat permanent de la Convention.

La ville du bout du Lac a déposé en 2001 une candidature conjointe avec Rome. A l’heure actuelle, les deux villes abritent déjà un secrétariat provisoire, mais d’autres villes, dont Bonn, sont intéressées.

swissinfo avec les agences

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