Tremplin suisse pour footballeurs sénégalais
Cinq footballeurs sénégalais jouent actuellement dans des clubs de l'élite suisse.
Avec le secret espoir de marcher sur les traces des héros de la Coupe du monde, Papa Bouba Diop, Henri Camara ou encore Pape Thiaw.
Ils s’appellent Lamine et Mamadou Diarra, Pape Seydou Diop, Kader Mangane ou Saidu Kebe et jouent à Aarau, Delémont ou Neuchâtel Xamax.
D’illustres prédécesseurs
Un jour, peut-être, imiteront-ils leurs illustres prédécesseurs Papa Bouba Diop, Henri Camara ou Pape Thiaw qui ont fait chavirer Dakar de fierté et de bonheur lors de la récente Coupe du Monde.
Au Japon et en Corée cet été, ces trois anciens joueurs du championnat de Suisse ont joué un rôle déterminant dans l’excellent parcours des Lions de la Teranga.
En match d’ouverture contre la France, Papa Bouba Diop a montré ses talents de buteur pour battre les champions du monde en titre.
Pour sa part, Henri Camara a inscrit un but en or- synonyme de participation aux quarts de finale – contre la Suède. Sur passe de Pape Thiaw!
Devenir de véritables stars
Leur passage remarqué sur les pelouses de Suisse leur a permis de s’ouvrir les portes de championnats nationaux plus relevés. Et de devenir de véritables stars.
Aujourd’hui, cette expérience helvétique est toujours présente dans leur esprit.
«J’ai énormément appris en Suisse», relève reconnaissant Papa Bouba Diop. «Je suis d’abord arrivé à Vevey. Après j’ai signé à Neuchâtel avant de rejoindre Grasshopper où j’ai fêté le titre de champion.»
La vitrine zurichoise sera la bonne. Grâce au parcours de GC lors des qualifications à la Ligue des Champions, Papa Bouba suscitera l’intérêt du RC Lens où il évolue à l’heure actuelle.
Et puis ce sera la consécration au Japon et en Corée. Sous le maillot de l’équipe nationale. Son aventure n’est pas terminée.
Sur la trace des aînés
Pour ceux qui arrivent en Suisse désormais, les réussites de Diop, Camara et Thiaw ont valeur d’exemple.
«On nous en parle beaucoup», souligne Lamine Diarra, la nouvelle coqueluche d’Aarau.
Avant d’expliquer: «Je rêve d’arriver un jour à leur niveau et pour cela, j’essaie d’emprunter le même chemin qu’eux.»
swissinfo/Mathias Froidevaux
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