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Un tireur fou sème la mort au Parlement zougois

Les secours se sont mobilisés en masse devant le Parlement de Zoug. Keystone

Un forcené a ouvert le feu au fusil d'assaut jeudi matin à Zoug dans la salle où se tenait la session du Parlement cantonal. Quatorze élus au moins ont été tués, dont trois conseillers d'Etat. Quatorze personnes ont été gravement blessées. Le tireur fou, qui s'est ensuite donné la mort, a été identifié.

Le juge d’instruction a annoncé que l’homme avait été identifié lors d’une conférence de presse. Il s’agit de Friedrich Leibacher. Il est âgé de 57 ans et vient de Zurich. Le meurtrier avait porté plainte contre différentes personnes de la vie publique du canton de Zoug.

Selon toute vraisemblance, ce drame n’a aucun rapport avec les attentats aux Etats-Unis, précise Urs Huerlimann, chef de la police cantonale zougoise.

Le forcené, armé d’un fusil d’assaut 90 et d’un pistolet SIG, portait une veste orange comme celle des policiers. Il est entré à 10 heures 35 dans la salle du Parlement où étaient réunis les sept membres du gouvernement et les 80 députés.

Règlement de compte

Il a ouvert le feu sur les députés et les membres du gouvernement avec le fusil d’assaut qu’il tenait à la hanche. «Les personnes se sont jetées au sol dans un réflexe de fuite», a rapporté Dominik Hertach, correspondant de l’ATS, qui se trouvait dans la salle. Le forcené a alors marché à travers la salle en tirant régulièrement des coups de feu.

Selon le correspondant du journal régional «Zentralschweiz», qui se trouvait également dans la salle, l’homme aurait exigé, entre les coups de feu, que le recours qu’il avait récemment déposé soit traité par le Parlement.

14 morts et 10 blessés graves

Peu après, il a quitté la salle avant d’y revenir pour faire sauter un engin explosif, selon le chef de la police. L’explosion a fait sortir les portes de leurs gonds, a encore observé le correspondant régional. Le forcené a ensuite mis fin à ses jours.

Le bain de sang se solde par onze députés et trois conseillers d’Etat tués.
Ils ont également été identifiés. Il s’agit de Monika Hutter-Haefliger (PS), âgée de 52 ans, en charge de la santé publique, de Jean-Paul Flachsmann (UDC), âgé de 65 ans, responsable des travaux publics, et de Peter Bosshard (PRD), âgé de 63 ans, en charge du Département de l’Intérieur.

Parmi les dix blessés graves figurent également deux conseillers d’Etat, dont le président du gouvernement Hanspeter Uster. Huit blessés sont dans un état critique.

Lettre testament

L’homme – originaire du canton de Zurich – a laissé une lettre, dans laquelle il parle d’un «jour de colère pour la mafia zougoise». Cette lettre permet d’exclure une relation entre cet acte et les attentats commis récemment aux Etats-Unis, estime le commandant de la police.

Plusieurs centaines de pompiers, sanitaires et policiers ont participé aux opérations de secours. Les blessés graves ont été évacués par hélicoptère. La police a fermé le centre de la ville de Zoug. Une équipe de psychologues s’occupe du soutien aux victimes et à leurs proches. Une permanence téléphonique répond à leurs appels.

swissinfo avec les agences

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