Votations cantonales
Outre les votations fédérales, les citoyens de plusieurs cantons devaient se prononcer ce week-end sur divers objets.
C’est ainsi que les citoyens de Bâle-Campagne n’ont pas voulu d’un durcissement de la procédure de naturalisation. Ils ont très nettement refusé l’initiative des Démocrates suisses «pour une politique de naturalisation raisonnable».
L’initiative a été rejetée par 63 582 voix contre 34 609. La participation a atteint 56,94%. Seuls les Démocrates suisses et l’UDC avaient appelé à voter oui.
L’initiative demandait que la naturalisation soit accordée uniquement dans la commune de domicile. Elle exigeait aussi que les candidats au passeport rouge à croix blanche parlent «une des quatre langues nationales ou un dialecte de ces langues».
Oui des Grisons au ski
Les citoyens grisons ont approuvé par 57,7% des voix la contribution cantonale de 4 millions de francs en faveur des championnats du monde de ski en 2003 à St-Moritz. La deuxième tentative aura donc été la bonne, après leur refus surprise de septembre 2000.
Le premier non du peuple avait totalement pris de court les organisateurs et les autorités cantonales. Ces dernières ne se sont pas avouées vaincues, mais elles ont dû réduire le crédit de 7 à 4 millions de francs. Le budget global du championnat est estimé à 80 millions de francs.
Stop de Berne à l’endettement
Les citoyens bernois ont dit oui, par 79% des voix, au frein au déficit accompagné d’un frein à l’augmentation des impôts. Cet instrument financier inscrit dans la constitution va permettre à Berne, le plus endetté des cantons, de réduire sa dette, qui se monte à 10,5 milliards de francs.
Ce frein au déficit interdit l’inscription de pertes au budget. Ce dispositif offre néanmoins des dérogations à condition que les 3/5 des députés le décident. Et pour éviter que les autorités ne relèvent les impôts pour parvenir à l’équilibre budgétaire, le frein au déficit est doublé d’un frein à l’augmentation d’impôts. Ces deux mécanismes seront appliqués dès le budget 2003.
UDC gagnante en Obwald…
L’UDC obwaldienne, créée en 1999, fait une entrée en force au Grand Conseil du demi-canton en conquérant sept sièges. Le Parti socialiste gagne lui aussi un siège.
L’UDC n’a pas réussi à imposer un candidat dans seulement deux des sept communes. Néanmoins, elle est le groupe parlementaire le plus petit.
Le succès électoral de la nouvelle force politique du canton s’est fait aux dépens des autres partis de droite, en premier lieu du PDC qui perd quatre mandats. L’érosion des démocrates-chrétiens se poursuit donc. Alors qu’ils avaient encore 28 représentants au Grand Conseil en 1990, ils n’en ont désormais plus que 21.
Le PRD et le PCS doivent chacun renoncer à deux mandats. Les radicaux n’occupent ainsi plus que 11 sièges, et les chrétiens-sociaux 8, soit le même nombre que le PS qui a gagné un siège.
L’UDC n’a par contre pas réussi à décrocher un siège à l’exécutif. Son président Albert Sigrist a réuni nettement moins de suffrages que les cinq conseillers d’Etat sortants, qui devraient tous être réélus au premier tour. Le candidat socialiste Donat Knecht, député au Grand Conseil, n’a pas eu plus de chance.
… et à Nidwald
L’UDC fait une entrée remarquée au Grand Conseil nidwaldien avec sept députés. Un candidat hors parti proche de l’UDC a par ailleurs réussi le tour de force de conquérir deux sièges d’un coup. Comme il ne pourra pas les occuper les deux, un deuxième tour sera nécessaire pour trouver l’autre preneur.
Là aussi, c’est surtout le PDC qui fait les frais de ces réussites de l’UDC et d’outsider. Il perd sept mandats, mais reste le parti le plus fort avec 23 représentants. Le PRD, qui doit céder deux sièges, en occupe encore 19. Le PS et le DN (»Demokratisches Nidwald») arrivent à conserver les 9 mandats de leur liste commune.
Et à signaler l’accession de deux femmes au gouvernement de ce demi-canton: Beatrice Jann (PRD) et Lisbeth Gabriel (PDC).
swissinfo avec les agences
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