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SWISS MADE_Suiza, siito importante en gestión de fortuna

Confort et discrétion: deux des clés du succès de la banque privée helvétique. Keystone

Grâce au secret bancaire, la Suisse est devenue une place financière de choix pour la gestion de fortune. Mais elle subit les attaques de la concurrence.

Este contenido fue publicado el 14 noviembre 2006 - 14:20

Aujourd'hui, les banques helvétiques gèrent plus d'un tiers de la fortune privée mondiale. Elles se sont adaptées aux nouvelles lois en ouvrant des filiales à l'étranger.

C'est à la fin du XVIIIe que naissent les maisons de banques privées suisses. D'abord axées sur les transactions commerciales, elles se spécialisent par la suite dans la gestion de fortune. Une activité qui s'est développée dès la fin de la Première Guerre mondiale et qui consiste non seulement à investir les avoirs d'un client et à gérer son portefeuille de titres, mais aussi à le conseiller sur sa planification patrimoniale, successorale et fiscale.

Au fil des années, la Suisse devient un centre de première importance dans ce secteur, surtout après l'inscription, en 1934, du secret bancaire dans la loi sur les banques.

Sa neutralité, l'absence de contrôle des changes, la stabilité politique

du pays, la force de sa monnaie et sa légendaire discrétion, attirent de plus en plus les capitaux étrangers.

Les banquiers helvétiques acquièrent un savoir-faire inégalé. Dans la gestion de fortune, la relation avec le client est une composante primordiale. La qualité du service, la solvabilité des établissements et l'honnêteté des gérants suisses sont réputées mondialement.

Aujourd'hui, les établissements suisses gèrent, selon les estimations, quelque 4000 milliards de francs, soit plus d'un tiers de la fortune privée mondiale «offshore» (les fonds déposés en dehors de leur pays d'origine). Le gâteau est alléchant et il suscite les convoitises de la concurrence.

Attaques et critiques

Depuis les années 1990, les attaques fusent contre la Suisse et ses banques. L'Union européenne (UE), l'Organisation de coopération et développement économique (OCDE) et les Etats-Unis tentent de faire plier Berne sur le secret bancaire qui permettrait aux délinquants de la planète de blanchir quasi impunément leur argent.

Les critiques internationales concernent aussi les pratiques fiscales de la Suisse. Contrairement à la plupart des pays, Berne considère que l'évasion fiscale n'est pas un crime, les banques n'ont donc pas à répondre aux demandes d'informations du fisc sur la fortune

de leurs clients. Une législation décriée par de nombreux gouvernements étrangers irrités de voir fuir en Suisse leurs riches contribuables.

La traque à l'argent sale

Face à ces multiples pressions, le gouvernement a dû prendre, bon gré mal gré, diverses mesures au fil des ans.

Depuis 1998, la Suisse s'est dotée d'une législation anti-blanchiment parmi les plus strictes du monde. Les fonds issus d'activités criminelles ou terroristes sont désormais traqués tant par les banques que par la justice. Bien sûr, il existera toujours des moutons noirs, mais les diverses

affaires qui ont éclaté au grand jour ont engendré un blocage rapide des comptes incriminés. Une diligence que l'on ne retrouve de loin pas auprès des pays de l'UE, et notamment en Grande-Bretagne.

Mais les attaques contre la place financière suisse n'ont pas cessé pour autant, cette fois, sous couvert d'arguments moraux et éthiques ou de lutte contre le terrorisme. «Il s'agit d'une stratégie pour fragiliser la position des banques suisses, la bataille concerne surtout des intérêts économiques», estime l'avocat genevois Carlo Lombardini.

En vue d'harmoniser la fiscalité des revenus de l'épargne au sein de l'UE, Bruxelles a mis en place un

système d'échange automatique d'informations entre les autorités fiscales. Après un long bras de fer avec l'UE, Berne a introduit une taxation à la source des revenus de l'épargne détenue par les citoyens européens en Suisse. Des recettes qui sont rétrocédées à l'Etat d'origine de l'épargnant.

Ce système garantit l'anonymat des clients et donc préserve le secret bancaire. «Cette solution généreuse est une première mondiale, aucun pays ne prélève un impôt pour le compte d'un Etat tiers», relève Ivan Pictet associé à la banque Pictet & Cie.

Implantation à l'étranger

Par ailleurs, les amnisties fiscales adoptées dès 2002 par l'Italie, puis par la Belgique, ont provoqué le rapatriement dans ces pays de dizaines de milliards d'euros, principalement déposés en Suisse.

Pour récupérer ces fonds, de nombreux établissements helvétiques se sont adaptés en pratiquant la gestion «on shore», c'est-à-dire dans le pays d'origine du client. Ainsi, grâce à l'amnistie fiscale italienne, l'UBS est devenue l'une des plus grande banque de la péninsule.

L'UBS, leader mondial dans la gestion de fortune, et le Credit Suisse ont déjà largement internationalisé leurs activités. Ces dernières années, diverses banques privées ont aussi adopté cette stratégie en s'implantant dans les grandes capitales étrangères. Résultats, l'an dernier, toutes les banques suisses ont enregistré une claire progression de leurs avoirs sous gestion.

swissinfo, Luigino Canal

Contexto

Le secret bancaire se définit comme l'obligation de discrétion que les employés doivent garantir sur les affaires de leurs clients. Il ne protège donc pas la banque mais son client, qui seul peut y renoncer.

C'est une obligation professionnelle, dont la violation est poursuivie d'office. Elle est punissable d'une amende et de l'emprisonnement.

Au fil des ans, le secret bancaire s'est adapté et il n'est pas absolu. Des dispositions de droit civil ou d'entraide judiciaire en matière pénale prévoient des dérogations.

Lors d'une enquête pour blanchiment d'argent sale, par exemple, le juge en charge du dossier peut demander la levée du secret bancaire.

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Datos clave

Le secteur financier helvétique génère 14% du PNB, 5% des emplois et 18% des recettes fiscales du pays.
L'UBS revendique 1700 des quelque 4000 milliards de francs que les banques suisses gèrent pour le compte de clients privés.

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