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La Suisse se positionne sur la scène internationale de la paix

Thania Paffenholz, directrice de ce nouveau Centre.

(Keystone)

Le «Centre de promotion de la paix» (KOFF) a vu le jour vendredi à Berne. Il doit développer la coopération entre la Confédération et les organisations non gouvernementales, dans leurs efforts pour promouvoir la paix. Une initiative qui s'intègre dans la stratégie suivie depuis plusieurs années par la Suisse.

Le KOFF mettra en relation le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et les associations d'entraide en relation avec les acteurs internationaux concernés. Il collectera aussi des informations sur les zones de conflit.

«Ce centre doit permettre à la Suisse de poursuivre une politique de paix plus active et plus cohérente», résume Laurent Goetschel, directeur de la Fondation suisse pour la paix.

Ce centre dispose d'une enveloppe budgétaire de deux millions de francs pour deux ans. Quatre personnes y sont employées, sous la direction de d'une femme, Thania Paffenholz. Une évaluation globale de ses compétences aura lieu dans deux ans.

Ce projet s'intègre parfaitement dans la politique étrangère poursuivie actuellement par la Suisse. La Confédération a déjà créé trois fondations à Genève: le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées, le Centre international de déminage humanitaire et le Centre pour la sécurité. D'autres pays y sont associés.

L'an dernier, Berne a également annoncé la création d'une milice d'experts en matière de prévention des conflits. Un vivier de spécialistes dans lequel la Suisse pourra puiser pour offrir ses bons offices, dans le cadre de l'ONU et de l'OSCE.

Tous ces projets ont évidemment des orientations et des structures très différentes. Mais, comme le souligne Peter Maurer, chef de la politique humanitaire au Département fédéral des affaires étrangères, ils témoignent tous de la volonté suisse de s'impliquer dans la promotion de la paix. Cette présence sur la scène internationale est d'ailleurs nécessaire pour défendre les intérêts helvétiques.

De plus, avec la fin de la guerre froide, la situation internationale est devenue plus complexe. Et les conflits également. D'où la nécessité de développer des stratégies, mais aussi celle de former des spécialistes.

Finalement, la Suisse compte bien offrir ses compétences aux organisations internationales. Si la Suisse participe déjà aux opérations de l'ONU, elle n'en est toujours pas membre. Mais l'adhésion est un objectif de la Confédération.

«Nous créons maintenant les instruments qui nous permettront de déployer des efforts supplémentaires à l'ONU, conclut l'ambassadeur Peter Maurer. Cette organisation fonctionne en effet grâce à des Etats qui en font un peu plus. En tant que pays industrialisé, bénéficiant d'une puissance financière, la Suisse doit avoir cette ambition».

Caroline Zuercher


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