L’imposition des frontaliers italiens en question
Sur demande du canton du Tessin, le gouvernement suisse se dit prêt à aborder la problématique de l'imposition des frontaliers dans le cadre de la crise provoquée par l'amnistie fiscale italienne. Un groupe de travail va se pencher sur ce dossier.
Après leur rencontre jeudi à Berne, le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz et celui du gouvernement tessinois Gabriele Gendotti sont restés assez vagues sur les contours des mesures qui pourraient être prises mais ont toutefois planché sur la problématique de l’imposition des frontaliers italiens.
Les salaires des frontaliers représentent en effet une pierre d’achoppement entre le Tessin et l’Italie. La Suisse rend à l’Etat italien 40% des impôts prélevés à la source. En comparaison, l’Autriche ne reçoit en retour que 12,5% des cantons frontaliers.
Ce ne sera pas facile de trouver une réponse car la base légale n’est pas la même chez les différents voisins de la Suisse, a toutefois averti Hans-Rudolf Merz. Gabriele Gendotti a quant à lui évoqué une solution qui permettrait au Tessin de financer ses infrastructures, comme les routes nécessaires aux échanges transfrontaliers.
Les Tessinois ont également réclamé une nouvelle amnistie fiscale à l’échelle suisse pour répondre au «scudo fiscale», des allègements fiscaux pour les entreprises ainsi qu’une extension à tout leur canton de l’aide fédérale à l’implantation de sociétés.
swissinfo.ch et les agences
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