L’industrie suisse dans le coup
En comparaison internationale, seule l'Allemagne fait mieux que l'industrie suisse qui reste très compétitive. Mais certaines branches ne sont pas à la hauteur.
Qualité et technologie constituent des atouts majeurs de la Suisse en matière de compétitivité internationale. En comparaison avec six autres Etats, ils la placent au 2e rang derrière l’Allemagne.
La chimie en mauvaise position
Contrairement aux attentes, l’industrie chimique se positionne plutôt mal, selon l’étude réalisée par l’institut conjoncturel KOF de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Les secteurs chimie et matières synthétiques arrivent ainsi au 5e rang seulement dans cette comparaison avec la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie et le Japon.
Dans l’ensemble, la capacité concurrentielle de la Suisse paraît pourtant intacte, a déclaré jeudi Spyros Arvanitis, du KOF. Elle bénéficie tant de la qualité des produits que de leur valeur technologique, relève l’étude commanditée au KOF par le Secrétariat d’Etat à l’économie (seco).
Effort à poursuivre
Tout particulièrement pour des secteurs importants comme l’électrotechnique, les instruments, les machines et la pharmacie, il ne peut être à l’heure actuelle question d’une érosion de la place industrielle suisse, selon M. Arvanitis. Mais pour maintenir son rang, il importe d’améliorer sans cesse la qualité des produits, a encore rappelé le chercheur.
Des entreprises tournées vers l’innovation, une main d’œuvre qualifiée mais aussi des conditions-cadres appropriées sont indispensables pour assurer cette capacité concurrentielle, a pour sa part souligné David Marmet, du KOF. Dans les années 1970 à 1997, l’évolution des cours de change s’est ainsi avérée un obstacle majeur.
La globalisation en marche
Et durant les dix années écoulées, l’économie suisse s’est toujours plus globalisée. La part des entreprises industrielles également actives à l’étranger a ainsi doublé. Dans le secteur des services elle a même triplé, a relevé Heinz Hollenstein, du KOF.
Actuellement, 32% des sociétés industrielles et 14% de celles actives dans la construction et les services sont présentes à l’étranger. Mais selon M. Hollenstein, ces activités sont plutôt du type complémentaire que de substitution. L’internationalisation ne paraît ainsi pas une explication de la faiblesse de la croissance économique suisse des années 1990.
Certains secteurs, comme les activités administratives, la production en séries standardisées ou des domaines dans lesquels l’innovation a fait défaut en ont certes pâti. Mais dans l’ensemble, la Suisse comme lieu de production et de recherche s’est renforcée, a estimé Heinz Hollenstein.
swissinfo avec les agences
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