La santé, combien ça coûte?
43 milliards de francs ont été dépensés pour la santé en l'an 2000. Le tiers par les ménages.
Selon les estimations de l’Office fédéral de la statistique (OFS), les coûts de la santé ont augmenté de 4,1% en 2000 par rapport à 1999. C’est légèrement en dessus de la moyenne des cinq années précédentes (3,7%).
Sur les 43,3 milliards de francs qu’ont coûté – toutes dépenses confondues – les prestations de santé, un tiers a été couvert directement par les ménages (14,2 milliards de francs).
Les assurances sociales ont pris en charge 40% et les assurances privées 10%. Les finances publiques – avant tout, celles des cantons – ont supporté les 15% restant.
La répartition des coûts
Par rapport à 1995 (avant l’entrée en vigueur de la LAMal), la répartition a peu changé.
La part des cantons et des assurances privées a diminué respectivement de 12,9% à 12,1% et de 12,2% à 10,5%.
Celle de l’assurance maladie de base, elle, a augmenté de 37,6% à 40,5%. Avant tout, précise l’OFS, à cause de l’élargissement du catalogue des prestations remboursées.
L’extension des prestations remboursées n’a pas augmenté davantage la part des assureurs, ajoute l’OFS, parce que, dans le même temps, les assurés ont pris des franchises plus élevées.
Quels types de dépenses
La répartition des dépenses, en fonction des prestations, montre que les soins hospitaliers fixes représentent près de la moitié des coûts (46,8%).
Les soins ambulatoires, eux, représentent près d’un tiers (29,8%) de ces mêmes coûts. Et les médicaments et autres appareils thérapeutiques 12,6%.
En Suisse, on consacre 2,4% des dépenses totales de santé à la prévention. Et 5,1% sont occasionnées par l’administration.
Par rapport à l’avant LAMal (1995), les plus grandes différences apparaissent dans les soins aigus (de 30,1% à 27,9% des dépenses totales) et dans les soins ambulatoires (de 3,6% à 5%) dans les hôpitaux.
La part des dépenses de médicaments vendus par les médecins a également augmenté. On constate une hausse de 10% entre 1999 et 2000.
L’OFS relève en outre que les dépenses administratives de l’assurance maladie de base sont en net recul (2,5% en 1996 contre 1,9% des coûts totaux de la santé en 2000).
Inversement, celles de l’assurance maladie privée (complémentaire) connaissent une progression, de 1,4% à 1,7%.
En comparaison internationale
L’OFS présente également les prix des différentes prestations, qui n’ont pas connu une évolution sensiblement différente de celle de l’indice des prix à la consommation. Entre 1995 et 2001, l’indice «santé» a augmenté de 4,7 points.
Celui des tarifs hospitaliers a connu la plus forte hausse (+ 9,1 points). Alors que celui des prestations médicales est resté pratiquement stable (+ 0,9 point) – soins dentaires exceptés (+ 6,3 points). Enfin, l’indice des médicaments est nettement le plus bas (- 4,1 %).
L’OFS a encore calculé le pourcentage des dépenses de santé par rapport au produit intérieur brut, à 10,4% en 1998 en Suisse.
En comparant les chiffres de l’OCDE, seuls les Etats-Unis connaissent un pourcentage plus élevé (12,9%). Il est de 10,3% en Allemagne et de 9,3% en France.
swissinfo avec les agences
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