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Les grandes ambitions de Novartis en Chine

Keystone Archive

Le pharmaceutique suisse a connu une bonne année 2001 en Chine. C'est l'un des groupes étrangers qui investit le plus. Non sans risques.

Les ventes de Novartis en Chine restent minuscules par rapport à son chiffre d’affaires annuel global de l’ordre de 18 milliards de dollars. Elles ont atteint, l’an dernier, 128 millions de dollars. Une goutte d’eau dans un océan? Oui et non.

Les trois quarts de la population chinoise vivent encore en milieu rural. Elle est dénuée de toute assurance médicale. Et son revenu par tête d’habitant ne dépasse pas 260 dollars par an.

Seule une minorité de Chinois, ceux des villes les plus riches, ont les moyens de s’offrir les médicaments du groupe suisse.

Taux de croissance appréciables

A cette aune-là, le résultat de Novartis en Chine ne saurait être sous-estimé. D’autant qu’il figure parmi les trois sociétés étrangères les plus actives dans le marché du milliard de consommateurs potentiels.

Paul Lau, président de sa filiale chinoise, estime que ses ventes devraient progresser de 15% à 20% ces trois prochaines années.

«Seuls des marchés comme la Chine ou l’Inde offrent à Novartis des taux de croissance aussi appréciables. La firme suisse continuera de réaliser l’essentiel de ses bénéfices dans les pays les plus riches de la planète. Mais tôt ou tard des classes moyennes importantes émergeront en Chine. Et elles demanderont des soins médicaux adéquats», observe un analyste de Credit Suisse First Boston à Hong Kong.

D’ici trois à cinq ans, la Chine pourrait devenir le cinquième ou le sixième marché le plus important au monde pour la vente de médicaments. Aujourd’hui, il représente une valeur de 12,2 milliards de dollars.

Employant 1400 personnes depuis 1979, Novartis a investi plus de 100 millions de dollars en Chine. Un montant raisonnable. Contrairement à certains de ses rivaux, le groupe suisse n’a pas voulu prendre de risques excessifs.

Il est encore difficile de gagner de l’argent. Et les violations des droits de propriété intellectuelle sont fréquentes. Novartis y délocalisera, un jour, une partie de sa recherche.

Pour le moment, elle se fait à partir de Singapour où il a ouvert, l’an dernier, un centre. Mais ses chercheurs doivent prendre en compte les besoins du plus vaste marché chinois.

swissinfo/Georges Baumgartner à Tokyo

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