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Neuchâtel et Vaud veulent une part du gâteau

Ces deux cantons veulent concurrencer le pôle zurichois. Ils se dotent d'une structure commune pour leur promotion économique à l'étranger.

Concrètement, 16 professionnels de haut niveau seront chargés de vendre les deux cantons sur les onze marchés étrangers les plus importants. Soit aux Etats-Unis, en France, Allemagne, Italie, Benelux, Grande-Bretagne, aux Indes et au Japon pour commencer.

La Suisse créancière face à l’étranger

L’économie helvétique jouit d’une position extérieure nette fortement positive. Cela veut dire que la Suisse est fortement créancière vis-à-vis de l’étranger.

Concrètement, les investissements consentis par des Suisses dans le monde se montent à 2200 milliards de francs. Alors que les sociétés étrangères, elles, ont investi 1727 milliards de francs en Suisse.

En terme de structure du tissu économique, on constate qu’il y a près de 300 000 entreprises dans le pays parmi lesquelles environ 5000 sont des entreprises avec participation étrangère. Ce qui correspond à une proportion de 1,5 %.

Si, en termes financiers, cela peut paraître négligeable, ce n’est pas le cas en terme d’emplois. Puisque, sur environ 2 800 000 emplois en Suisse, près de 400 000 sont offerts par ces entreprises à forte participation étrangère (14 %).

Des compétences séduisantes

L’économie helvétique marque donc une forte tendance à l’internationalisation. Ainsi, les investissements directs étrangers (soit la création de sociétés ou des prises de participations d’au moins 10 % du capital dans des sociétés suisses avec une participation active à leur gestion) ont fait un bond considérable passant de 48,5 milliards en 1991 à 140 milliards en 2000, soit une augmentation de 190 %.

Jusqu’à maintenant, c’est le pôle zurichois qui a engrangé l’essentiel de cette manne, avec 60 %. Mais la région Vaud-Neuchâtel entend bien, à l’avenir, se tailler, elle aussi, une solide part du gâteau.

D’autant qu’avec la synergie née de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et du Centre suisse d’électronique et de microélectronique de Neuchâtel, les compétences scientifiques du pôle romand sont désormais extrêmement séduisantes, notamment dans les secteurs des bio et des nanotechnologies.

swissinfo/Eric Othenin-Girard

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