Nouvelle saignée au Credit Suisse First Boston
La banque d'affaires du Credit Suisse annonce encore 1750 suppressions d'emplois dans le monde.
Déficitaire, le CSFB veut encore économiser 750 millions de francs suisses.
Dans un mail adressé à ses 25’000 collaborateurs, John Mack, patron du CSFB, justifie la mesure par «les conditions extrêmement dures du marché».
Des conditions qui se seraient détériorées au point de ne plus laisser au management d’autre choix. «Nous n’avons pas d’alternative et nous le devons à nos actionnaires», écrit encore celui que la presse américaine surnomme «Mack the knife».
Depuis son arrivée à la tête du CSFB en juillet de l’an dernier, John Mack y a déjà supprimé 4500 emplois. Il a ainsi fait économiser quelque 2,5 milliards de francs à la filiale déficitaire du Credit Suisse Group (CSG).
A noter que John Mack rejoindra l’année prochaine la direction générale du groupe, dont il a été nommé en septembre co-président suite à la démission de Lukas Mühlemann.
Licenciements inévitables
Divulguées par l’édition en ligne du New York Times, ces nouvelles suppressions d’emplois ont été confirmées mardi par un porte-parole du CSFB. «Notre objectif est de diminuer les coûts de 500 millions de dollars (750 millions de francs suisses)», a déclaré ce dernier.
Le nombre des postes à supprimer sera compris entre 1250 et 1750, ce qui représente 5 à 7% des effectifs du CSFB. Le porte-parole n’a pas voulu détailler les divisions, régions ou postes qui seront affectés par les suppressions d’emplois.
Il a par contre confirmé que les licenciements seraient inévitables. Ce nouveau programme de réduction des effectifs doit commencer ce mois encore.
Selon le New York Times, jusqu’à 20% des personnes travaillant dans les secteurs les plus déprimés du CSFB, soit le conseil en fusions-acquisitions ou le placement de valeurs technologiques, pourraient perdre leur place.
A quand les chiffres noirs?
En dépit de ces mesures drastiques, la maison-mère ne s’attend pas à voir sa filiale retrouver les chiffres noirs avant l’année prochaine. C’est ce qu’a déclaré mardi Phil Ryan, patron des finances du CSG.
Depuis le début de l’année, les actions du CSG ont déjà perdu les deux tiers de leur valeur en bourse. Outre le CSFB, la filiale assurance du groupe (Winterthur) lui coûte également très cher.
Au second trimestre de l’année en cours, la CSG affichait une perte de 579 millions de francs. Un chiffre que les analystes s’attendent à voir grimper à un milliard pour le troisième trimestre.
swissinfo avec les agences
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