Secret bancaire: la Suisse toujours plus seule
La Suisse ne pourra plus se cacher derrière le «mauvais élève» liechtensteinois en matière de secret bancaire. La Principauté a décidé jeudi de collaborer pleinement en cas de fraude fiscale. Dans la foulée, Andorre et la Belgique ont également annoncé des assouplissements.
Le Liechtenstein entend reconnaître les standards de transparence et d’échange d’informations de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans les questions fiscales. En d’autres termes, le secret bancaire ne sera plus invoqué dans les cas d’évasion fiscale. La Principauté ira donc plus loin que la Suisse en la matière.
Andorre s’est également engagé sur la voie d’un assouplissement de son secret bancaire en proposant d’ici novembre une législation prévoyant l’échange d’informations dans les cas de fraude fiscale. But de la manœuvre: faire sortir le petit pays de la liste des paradis fiscaux de l’OCDE.
Troisième pays à lâcher du lest, la Belgique va dès l’année prochaine échanger des informations pour tout ce qui concerne la fiscalité de l’épargne. Au sein de l’Union européenne, seuls la Belgique, l’Autriche et le Luxembourg pratiquent le système de «retenue à la source» pour les non-résidents. Ces trois pays risquaient de se retrouver au banc des accusés lors de la réunion du G20 à la fin du mois.
Interrogé jeudi par la télévision suisse, le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz a admis que «la situation pourrait désormais être plus difficile pour la Suisse». Il s’exprimera plus longuement sur ce sujet vendredi.
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