Soupçons contre le CSFB
Le Credit Suisse First Boston (CSFB) pourrait avoir commis des délits d'initiés dans le cadre de la privatisation des télécoms en Indonésie. Les autorités enquêtent.
La tâche des enquêteurs risque d’être difficile. A Djakarta, l’Agence de la supervision des marchés financiers (Bapeman) est d’ailleurs la première à l’avouer.
Certes, le CSFB a empoché des dollars par dizaines de millions. Encore faut-il pouvoir prouver qu’il ne l’a pas fait légalement. Comment?
En conseillant des entreprises publiques, tout en se montrant partie prenante dans certaines transactions. En particulier lors d’émissions d’obligations ou de ventes d’actions.
D’où les accusations de conflits d’intérêts portées contre le CSFB par certains groupes d’investisseurs internationaux. Par les autorités de tutelle des marchés financiers. Et par la presse spécialisée.
Le CSFB se défend
Ainsi, récemment l’Asian Wall Street Journal accusait le Credit Suisse First Boston de s’être servi d’une société financière des Iles Caïmans pour vendre des actions à Indosat.
Or, ajoute l’enquête de l’Asian Wall Street Journal, cet opérateur a justement loué les services du même CSFB pour la privatisation de ses activités.
Et d’ajouter que certains banquiers du CSFB servaient de conseillers à des entreprises indonésiennes. Tandis que d’autres spéculaient dans le même temps sur l’achat ou la vente des titres de ces mêmes entreprises.
Le CSFB dit n’avoir rien à se reprocher. Ses différents départements, assure-t-il, ne communiquaient pas entre eux pendant la privatisation des télécoms en Indonésie.
En clair, les traders ignoraient totalement ce que faisaient les conseillers.
swissinfo/Georges Baumgartner
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