Swatch mise sur les Jeux olympiques de Pékin
Swatch met tout en œuvre pour prendre de vitesse les contrefacteurs sur le marché chinois.
L’horloger suisse veut utiliser les jeux olympiques de Pékin comme tremplin. Pour accroître sensiblement le nombre de ses points de vente.
Le groupe Swatch est l’un des principaux sponsors des jeux olympiques de 2008.
Et, d’ici là, son investissement – estimé à des dizaines de millions de francs – doit absolument être rentabilisé.
«Nous prévoyons de doubler chaque année la taille de notre réseau de distribution», explique Susan Chen, responsable de la marque Swatch pour Hong Kong et la Chine.
Un réseau encore embryonnaire
Un réseau, il faut le souligner, qui demeure encore embryonnaire. En effet, l’horloger suisse a une très courte histoire en Chine. Qui date de quelques années seulement.
En Chine, Swatch ne compte en tout et pour tout qu’une petite centaine de détaillants. Qui sont concentrés dans les plus grandes villes, comme Pékin, Shanghai et Guangzhou.
Un réseau qui est en train de s’étendre à une trentaine d’autres villes telles que Nanjing, Xiamen et Chongqing.
Des jeunes entre 15 et 35 ans
«En lançant de nouvelles tendances et modes avant nos concurrents, dit Susan Chen, nous espérons pouvoir séduire de jeunes consommateurs qui se situent entre 15 et 35 ans.» Avant qu’ils ne cèdent à la tentation des contrefaçons.
C’est que les produits du groupe suisse sont très populaires en Chine. Les faussaires n’ont pas attendu que Swatch prenne ce marché au sérieux pour l’inonder de copies à prix cassés.
«La stratégie de Swatch qui consiste à se servir des jeux de 2008 pour mener une campagne de marketing plus agressive est habile», estime un analyste de UBS Warburg à Hong Kong.
Et d’ajouter: «Le milliard et plus de consommateurs chinois potentiels vont connaître la marque grâce au chronométrage des jeux. Et si Swatch propose ses montres à un prix attractif, les Chinois préféreront à coup sûr les originales aux copies.»
Les horlogers étrangers pénalisés
Une chose est sûre: l’adhésion de la chine à l’Organisation mondiale du commerce(OMC) est de bon augure. Swatch mise sur une réduction des taxes et des droits de douane qui pénalisent les produits horlogers étrangers.
Aujourd’hui, pour pouvoir s’offrir une montre suisse, les Chinois doivent en effet payer une TVA de 17% et des droits de douane compris entre 7% et 21%.
swissinfo/Georges Baumgartner
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.