UBS en verve au premier semestre
La remontée graduelle des marchés, constatée depuis ce printemps, a profité à la première banque suisse.
Avec un bénéfice net de 2,9 milliards au premier semestre, soit une hausse de 5,6% sur douze mois, UBS surprend la communauté financière.
L’amélioration des résultats de la banque a surtout été marquée au second trimestre. Le bénéfice net de l’établissement s’est effectivement apprécié de 15% par rapport à la période sous revue en 2002, de 29% par rapport au premier trimestre 2003, à 1,6 milliard de franc.
Peter Wuffli, président du directoire de la banque, explique ce bon résultat par le redressement des marchés et l´amélioration du moral des investisseurs, qui ont fourni «d´excellentes opportunités» dans tous les secteurs.
Un potentiel de rationalisation demeure
Sur le semestre, le bénéfice atteint 2,853 milliards de francs, en hausse de 5,9% sur douze mois. L´UBS relève avoir maintenu sa stricte gestion des coûts lors des trois derniers mois sous revue, réduisant ses charges d´exploitation de 7% sur un an.
Les effectifs ont ainsi été réduits de 4%, à 66’973 collaborateurs, et la direction de la banque ne pense pas procéder à de nouvelles coupes de taille dans les mois à venir.
A l´heure des questions, Peter Wuffli a déclaré que «quelques centaines d´emplois pourraient encore disparaître en Suisse d´ici la fin de l´année, vu qu´il existe encore un potentiel de rationalisation». Sans autres précisions.
Optimisme modéré
Les entrées d’argent frais sont un objet de satisfaction pour Peter Wuffli.
Sur le plan des résultats, l´UBS peut se prévaloir d´un afflux net de fonds de 14,4 milliards de francs au 2e trimestre (900 millions au 2e trimestre 2002).
Les affaires ont été très bonnes aux Etats-Unis, où la gestion de fortune a vu arriver 3,9 milliards d´argent frais.
Source d´importants soucis par le passé, le secteur du Private Equity (investissements dans des sociétés non cotées) a limité sa perte avant impôts à 85 millions de francs au 2e trimestre (contre 519 millions il y a un an).
Dans l´ensemble, les performances dans la banque d´affaires (autrefois UBS Warburg) ont été très favorables.
L´unité Investment Banking & Securities a dégagé un résultat trimestriel avant impôts de 1,07 milliard, en hausse de 14% sur un an.
Optimisme modéré pour l’avenir
Le secteur de la gestion de fortune a engrangé un bénéfice de 656 millions de francs (+ 23% sur le 1er trimestre), alors que la gestion institutionnelle doublait son résultat par rapport aux trois mois précédents, à 89 millions.
Même si la période la plus difficile semble être passée, une détérioration des résultats d’ici à la fin de l’année ne peut être exclue totalement.
Les marchés financiers subissent en effet des variations saisonnières qui peuvent être importantes. Et les conditions qui ont animé les marchés de mars à juin sont pour le moins particulières.
A titre de rappel, le Credit Suisse Group (CSG) a lui aussi annoncé des résultats nettement supérieurs aux attentes.
Il a réalisé un bénéfice net semestriel de 2 milliards de francs, après une perte de 211 millions au 1er semestre 2002.
A la Bourse, l´action UBS perdait néanmoins 1,3% à 79,45 francs en milieu d’après-midi, alors que l´indice SMI reculait pour sa part de 0,17%.
Les observateurs expliquent le repli par la retenue affichée par Peter Wuffli pour les prochains mois.
swissinfo et les agences
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