Un peu moins de «working poor» en 2007
Entre 2000 et 2007, la part de travailleurs considérés comme pauvres a reculé de 5 à 4,4% de la population active en Suisse, communique mardi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Les ménages monoparentaux et les familles nombreuses sont les plus concernés.
La proportion de «working poor» réagit à la conjoncture avec un certain décalage, explique l’OFS sur son site internet. Grâce à un climat économique favorable et à une baisse du chômage, le taux est retombé de 5 à 3,9% entre 2000 et 2002. Depuis, la progression a repris, pour atteindre 4,4% en 2007.
Les enfants sont un grand facteur de pauvreté: malgré leur activité lucrative, près de 10% des ménages monoparentaux étaient considérés comme «working poor» alors que moins de 2% des personnes seules faisaient partie de cette catégorie en 2007.
Du côté des couples, les familles nombreuses sont les plus pénalisées. Sans enfant, 2,2% de couples sont assimilés à des travailleurs pauvres. Cette proportion fait plus que doubler avec un bambin (5,1%) et passe même à 18% à partir du troisième enfant.
Les hommes sont proportionnellement plus touchés que les femmes. Avec près de 8%, les étrangers sont plus de deux fois plus représentés que les Suisses. Les personnes ne disposant que d’une formation élémentaire, les indépendants et ceux qui bénéficient d’un contrat à durée déterminée sont aussi plus nombreux parmi les «working poor».
Pour l’OFS, les travailleurs pauvres sont des personnes âgées de 20 à 59 ans qui malgré une activité lucrative à plein temps vivent au-dessous du seuil de pauvreté.
swissinfo et les agences
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