Vers une nouvelle taxe sur la mobilité
Dans sa stratégie de développement des infrastructures, le ministre des transports Moritz Leuenberger souhaite voir la Suisse introduire une nouvelle taxe sur la mobilité.
Ce prélèvement, qui serait effectué sur tous les moyens de transport, est incontournable pour compenser la future baisse des recettes de l’impôt sur les huiles minérales, selon le ministre Moritz Leuenberger, chef du Département de l’Environnement, des Transports, de l’Energie et de la Communication (DETEC).
Le rapport sur les infrastructures élaboré par le DETEC, présenté mardi, relève du train de mesures conjoncturelles du Conseil fédéral.
Le texte montre que les six réseaux nationaux, dans les domaines de la route, du rail, de l’aviation, de l’électricité, du gaz et des télécommunications, sont bien aménagés. Mais les capacités devront être considérablement renforcées ces 20 prochaines années et il faudra améliorer l’interopérabilité avec les réseaux européens. Car au cœur du réseau européen, la Suisse doit pouvoir jouer le rôle de «plaque tournante en matière d’infrastructures».
Il faut se préparer, selon Moritz Leuenberger, à une augmentation de la mobilité. Les offices fédéraux compétents estiment que le trafic voyageurs augmentera de 20% sur la route et de 45% sur le rail d’ici 2030. En ce qui concerne le trafic marchandises, il faut même escompter une augmentation de 35% sur la route et de 85% sur le rail.
Dans ce contexte, il faut fondamentalement repenser le financement du trafic. Pour le DETEC, l’introduction d’une taxe sur la mobilité sur tous les moyens de transport est nécessaire notamment parce que les voitures seront à l’avenir davantage équipées de motorisations électriques et que les recettes de l’impôt sur les huiles minérales baisseront.
swissinfo.ch et les agences
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.