Australie: 95 migrants Afghans secourus après un naufrage
(Keystone-ATS) Deux migrants en provenance d’Indonésie, dont un enfant, ont péri noyés lundi au large de l’Australie après le naufrage de leur embarcation, ont annoncé les autorités australiennes. Deux migrants sont dans un état grave et quelque 90 autres, en majorité des Afghans, ont été secourus sains et saufs.
Le bateau a été repéré par les douanes australiennes à 14 miles marins (26 kilomètres) au nord-ouest du territoire australien de Christmas Island dans l’océan Indien.
Deux agents des douanes sont montés à bord mais le navire balloté par les vagues a aussitôt chaviré, précipitant à la mer ses occupants, a raconté le ministre australien de l’Intérieur, Jason Clare.
«Les femmes et les hommes à bord (du navire des douanes Ocean Protector) ont agi rapidement pour sauver les personnes tombées à la mer et 95 ont été récupérées, mais ce chiffre inclut deux personnes décédées», a-t-il dit. Les victimes sont un garçon âgé de 4 à 5 ans et une femme d’une trentaine d’années. Deux autres migrants, dont un garçon de 6 à 7 ans et une femme enceinte d’une vingtaine d’années sont dans un état grave.
Recherches en cours
Les rescapés, de nationalités afghane et de pays du Moyen-Orient, ainsi que trois membres d’équipage probablement indonésiens, devaient être transférés dans un centre d’accueil pour migrants à Christmas Island.
«Ils vont subir des contrôles de santé, de sécurité et d’identité et nous établirons les raisons de leur voyage», a souligné le ministre.
Des recherches se poursuivaient autour de la zone du naufrage mais il n’était pas immédiatement possible de savoir si des migrants manquaient à l’appel.
Destination marginale
L’Australie est une destination marginale pour les demandeurs d’asile. Elle représente 2,5% des dossiers déposés dans le monde en 2011. Mais les migrants qui tentent le voyage au départ de l’Indonésie, prennent des risques très importants en embarquant sur des bateaux totalement inadaptés à la navigation en haute mer dans les eaux houleuses de l’océan Pacifique.
Des centaines d’entre eux ont péri ces dernières années.