En matière d’aliments, le label «suisse» se mérite
A l'avenir, il devrait être interdit de nommer «fromage suisse» un produit fabriqué en Suisse avec du lait étranger. Le Conseil fédéral (gouvernement) a décidé mercredi d'inclure les denrées alimentaires dans son projet de protection du label et de la croix suisses.
Le gouvernement veut ainsi éviter que la promotion d’un produit se fasse uniquement sur la base des déclarations imposées par le droit des denrées alimentaires (pays de production, matières premières utilisées).
Il faudra aussi répondre aux critères plus stricts régissant l’emploi de la désignation «produit suisse» ou de la croix blanche à des fins publicitaires.
Pour qu’un aliment puisse vanter son origine helvétique, 80% au moins du poids des matières premières qui le composent devront provenir de Suisse. Des exceptions sont toutefois prévues pour les produits naturels n’existant pas en Suisse, comme le cacao, ou qui viendraient à manquer, notamment lors de mauvaises récoltes.
Les produits industriels, quant à eux, pourront se nommer «suisses» si 60% de leurs coûts de production ont été payés en Suisse. Et à la différence de la situation actuelle, ce pourcentage pourra englober à l’avenir les coûts de recherche et de développement.
swissinfo et les agences
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