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UBS, le va-et-vient des millions

Le gouvernement débloque 2 millions pour redorer le blason de la place financière suisse aux Etats-Unis. Et UBS se dit prête à rembourser l'argent engagé par la Confédération pour la soutenir. Dans le même temps, elle augmente les salaires de ses cadres.

Le Conseil fédéral a déjà débloqué 2 millions de francs, suite au litige opposant l’UBS au fisc américain, pour redorer le blason de la place financière suisse aux Etats-Unis. «L’image globale de la Suisse (aux Etats-Unis) reste bonne», affirme Micheline Calmy-Rey dans une interview parue dans Le Matin Dimanche. «Mais celle de nos banques a été écornée», explique la ministre des Affaires étrangères.

De son côté, le président d’UBS, l’ancien conseiller fédéral Kaspar Villiger, confirme que la banque est prête à rembourser l’argent engagé par la Confédération pour la sortir du pétrin aux Etats-Unis.

Les coûts de traitement des 4450 comptes visés par l’accord avec Washington se montent, selon le Conseil fédéral, à quelque 40 millions de francs. «Nous sommes naturellement conscients que les problèmes causés par l’attitude de l’UBS ont pris une tournure majeure. C’est pourquoi nous sommes évidemment disposés à financier l’entier des frais», affirme Kaspar Villiger dans la NZZ am Sonntag.

Dans la même interview, Kaspar Villiger révèle qu’UBS a de nouveau augmenté les salaires de ses cadres pour éviter que ses meilleurs collaborateurs ne passent à la concurrence. «Le problème est que des équipes entières quittaient UBS, emmenant avec eux leur savoir-faire et les clients», explique l’ex-ministre.

«UBS n’aurait pas survécu longtemps si nous n’avions pas opéré de corrections sur les salaires», affirme Kaspar Villiger. Des sondages auprès des investisseurs montreraient que le souci des actionnaires n’est pas qu’UBS soit trop généreuse avec ses dirigeants, mais bien plutôt qu’elle les sous-paie. Car la banque se doit d’être compétitive dans le recrutement à New York, Hongkong et Singapour notamment.

swissinfo.ch et les agences

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