Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses du monde,
Je vous écris de Berne pour vous parler de migration. La campagne électorale 2019 a largement ignoré la thématique. Pourtant, un nouveau rapport révèle que les conditions de vie des personnes issues de la migration en Suisse sont moins bonnes que celles des Helvètes.
Bonne lecture,
Les personnes issues de la migration ont une qualité de vie inférieure à celle des Suisses sans origines migratoires. C’est ce que révèle un rapport de l’Office fédéral de la statistique (OFS).
Parmi les plus défavorisées: les personnes de l’Europe de l’Est et de pays extraeuropéens. Elles ont un niveau de formation le plus souvent faible, des relations sociales insuffisantes, des difficultés financières et un état de santé parfois insatisfaisant, précise l’OFS.
La population issue de la migration augmente en Suisse, révèlent les chiffres publiés également ce mardi par l’OFS. En 2018, 38% de la population résidante permanente de plus de 15 ans était issue de la migration, ce qui représente une augmentation de 1,5% par rapport à 2017.
- Lire la dépêche de Keystone-ATS
- Le rapport completLien externe de l’OFS
- Les statistiquesLien externe de la population issue de la migration en 2018, publiées ce mardi par l’OFS
Le thème de la migration a pourtant été le grand absent des législatives en Suisse. Cela relève de la «myopie» pour le professeur de l’Université de Neuchâtel Etienne Piguet, qui sort un nouveau livre sur l’asile. La baisse des demandes d’asile ne reflète pas la réalité des besoins de protection, dit-il.
«L’Union européenne maintient les réfugiés à distance», critique le spécialiste des politiques d’asile. L’accord migratoire entre Bruxelles et Ankara, qui prévoit le renvoi en Turquie des migrants arrivant en Grèce, empêche les requérants d’asile d’atteindre l’UE.
«La Suisse pourrait jouer un rôle de pionnier» pour améliorer les politiques d’asile, estime Etienne Piguet. Pour le spécialiste, il s’agit d’améliorer la protection sur place, mais aussi de généraliser les visas humanitaires à l’échelle européenne. Comme la Suisse a déjà mis en place un tel visa pour les personnes courant un risque immédiat, elle pourrait servir d’exemple.
- Lire l’article completLien externe du journal Le Temps
- «Nous n’avons pas tiré les leçons de la crise migratoire de 2015», estimait Etienne Piguet en avril, relire mon interview
- Un autre article sur l’absence de thèmes phares au cours de la campagne électorale
Les start-ups peinent à se faire une place dans le domaine du luxe helvétique. Alors que l’industrie de la musique, la finance ou le cinéma ont adopté les nouvelles technologies, le domaine du luxe reste très conservateur.
Le luxe reste fidèle aux traditions, ce qui le rend peu enclin au changement. Le modèle d’affaires du secteur est rigide, «un facteur majeur d’étranglement de l’innovation», selon Alexandre Catsicas, fondateur de la start-up Artmyn, qui numérise des productions artistiques.
Numériser l’industrie horlogère pour élargir les débouchés, c’est la mission que s’est donnée la start-up Adresta. Sa fondatrice Leonie Flückiger veut développer davantage de confiance et de transparence sur le marché de la montre de luxe au moyen des outils numériques.
- Lire l’article complet de mon collègue Anand Chandrasekhar
- Les start-ups ont toutefois le vent en poupe en Suisse, lire l’article du journal Le TempsLien externe
- Découvrir le dossier «Swiss Made» de swissinfo.ch
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Radio Suisse Internationale, Radio Prague International, Polskie Radio, Radio Romania International, Radio Canada International: avant l’ère d’Internet, ce sont les émetteurs à ondes courtes qui permettaient d’informer à l’étranger.
Certaines stations internationales ont joué un rôle historique clé. La radio tchécoslovaque a par exemple continué à émettre en 1968, même si les soldats soviétiques occupaient le bâtiment.
Aujourd’hui, certains pays ont maintenu des radios, alors que la Suisse a désormais choisi Internet avec swissinfo.ch. Le service international de la Suisse a toujours été considéré comme la voix de la neutralité, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Lire et écouter l’épisode du projet «Les sons de…» consacré aux radios internationales
- Redécouvrir l’histoire du Service suisse des ondes courtes avec l’article de mon collègue Olivier Pauchard
- Une galerie de photos sur le rôle du Service des ondes courtes durant la Seconde Guerre mondiale
Nous avons cherché des Suisses qui voulaient faire une différence au niveau mondial, et nous en avons trouvé dix qui tentent de rendre le monde un peu meilleur.
Écologie, immigration, nouvelles technologies, vie en société: des citoyens suisses essaient, de manière concrète, d’apporter des solutions aux problèmes du quotidien, ici et ailleurs.
Nous avons choisi dix personnalités que nous vous présentons en vidéo:
- Ulrike Pfreundt a fabriqué du corail artificiel en impression 3D afin de pouvoir l’installer dans les océans et tenter de freiner la disparition des barrières de corail.
- Pascal Brunner a développé un traitement thermique pour lutter contre l’une des plus grandes menaces qui pèsent actuellement sur les abeilles: l’acarien Varroa.
- Fabian Engel et Simon Oschwald recyclent du plastique pour en faire des prothèses bon marché, plus accessibles dans les pays du Sud.
- Vous trouverez plus de portraits ici.
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