Aujourd’hui en Suisse
Bonjour, Suisses d’ici et d’ailleurs,
Aujourd’hui, on reparle du procureur général de la Confédération, Michael Lauber, empêtré dans un scandale après avoir rencontré en secret le président de la FIFA, alors qu’il enquêtait sur plusieurs accusations de corruption au sein de la Fédération internationale de football. Michael Lauber a annoncé sa démission la semaine dernière. Cette fois, c’est le procureur extraordinaire nommé pour faire toute la lumière sur cette affaire qui demande la levée de son immunité, afin d’ouvrir une procédure pénale à son encontre.
Et le coronavirus est toujours parmi nous, c’est le message des autorités suisses qui s’inquiètent de l’augmentation des cas depuis quelques semaines. La barre des 200 nouvelles contaminations journalières a été atteinte pour la première fois depuis fin avril.
Bonne lecture,
Le procureur général Michael Lauber pourrait être poursuivi par la justice pénale. Le procureur extraordinaire nommé dans cette affaire demande au Parlement de lever son immunité et d’autoriser l’ouverture d’une procédure pénale.
Stefan Keller, le procureur extraordinaire chargé d’examiner les plaintes à l’encontre de Michael Lauber, du président de la FIFA Gianni Infantino ainsi que d’autres personnes conclut qu’«il existe des éléments constitutifs d’un comportement répréhensible en rapport avec la rencontre entre le procureur général Michael Lauber, le président de la FIFA et le premier procureur du Haut-Valais. Les infractions concernées sont l’abus d’autorité, la violation du secret de fonction, l’entrave à l’action pénale et l’instigation à ces infractions.»
La présomption d’innocence s’applique bien évidemment à tous ces individus, mais Stefan Keller souhaite poursuivre ses investigations. Il demande donc aux commissions compétentes du Parlement de lever l’immunité de Michael Lauber. Le procureur extraordinaire a par ailleurs ouvert une procédure pénale contre Gianni Infantino et le premier procureur du Haut-Valais.
Le Ministère public de la Confédération enquête sur de nombreuses affaires de corruptions au sein de la FIFA. Dans ce contexte, des rencontres informelles et non protocolées entre Michael Lauber, Gianni Infantino et d’autres acteurs ont conduit au dépôt de plusieurs plaintes pénales à l’encontre du procureur demissionnaire et à la nomination d’un procureur extraordinaire pour faire toute la lumière dans cette affaire.
- Le communiqué de presseLien externe demandant la levée d’immunité de Michael Lauber
- Les détails de cette demande de levée d’immunité sur le site de la Radio Télévision suisseLien externe
- Notre article sur l’annonce de la démission de Michael Lauber la semaine dernière
- Décryptage des affaires en lien avec la FIFA qui sont traitées par le Ministère public de la Confédération
«La situation est sérieuse» a déclaré ce jeudi le directeur de l’Office fédéral de la santé publique, Pascal Strupler. La hausse des cas de coronavirus dans le pays inquiète les autorités.
La barre des 200 nouveaux tests positifs journaliers a été dépassée pour la première fois depuis fin avril, ce qui marque un «changement de tendance» a souligné Pascal Strupler. La Confédération est en train de discuter avec les cantons pour harmoniser certaines pratiques à l’ensemble du pays, par exemple le port du masque dans les commerces ou les lieux publics.
La Suisse a décidé d’autoriser dès le 3 août les ressortissants d’États tiers dont le partenaire de vie réside en Suisse à entrer sur le territoire, même s’ils ne sont pas mariés. Mais ces personnes devront être munies d’une invitation de leur partenaire et pouvoir prouver que leur relation existe depuis longtemps et qu’elle a été entretenue, par exemple avec un certificat, un échange de mails ou des photos.
Toutes les personnes en provenance de pays jugés «à risque» par la Suisse doivent s’annoncer et se soumettre à une quarantaine de 10 jours. Celles qui ne le font pas s’exposent à une amende pouvant aller jusqu’à 10’000 CHF. La liste des régions à risqueLien externe est mise à jour régulièrement.
- La situation en Suisse sur le front de la pandémie, notre article actualisé
- Le dossier coronavirusLien externe de la Radio Télévision Suisse, avec les derniers chiffres
- Malgré la pandémie, les ambassades helvétiques du monde entier fêtent le 1er août
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Capturer et stocker les émissions de CO2 pour éviter qu’elles ne se répandent dans l’atmosphère, c’est possible. Des projets pilotes sont menés en Suisse.
L’entreprise de traitement des déchets Satom SA en Valais et l’incinérateur de Linth, dans le canton de Glaris, ont l’intention d’équiper leurs fours d’un système de capture du CO2. «La génération précédente a créé des canalisations pour récupérer et traiter les eaux usées. La nôtre doit créer un réseau similaire pour le CO2», écrit l’Association suisse des exploitants d’installations de traitement des déchets (ASED) dans une lettre adressée au gouvernement fédéral.
Mais une question reste en suspens: que faire des déchets de CO2? Pour l’ASED, l’unique solution viable est le stockage sous terre, à de grandes profondeurs. Ce n’est pas encore possible en Suisse, mais l’association espère des solutions d’ici 10 à 20 ans.
En attendant, les déchets de CO2 pourraient être exportés vers le Nord. La Norvège a annoncé être disposée à stocker les résidus en provenance d’autres pays. Une étude de l’École polytechnique fédérale de Zurich conclut que le système le plus économique pour transporter le CO2 de Suisse en Norvège serait un réseau d’oléoducs. Mais de nombreux obstacles restent encore à franchir pour concrétiser ce projet.
- Tous les détails du projet suisse dans l’article de mon collègue Luigi Jorio
- La Suisse réduit ses émissions de CO2, mais pas assez vite: notre article
- Petite animation vidéo sur le stockage et le transport du CO2 par navire
- Pomper le CO2 atmosphérique, une fausse bonne idée? Notre article
L’abbatiale de Payerne fait partie des treize sites clunisiens de Suisse. Elle vient de rouvrir ses portes aux visiteurs après plusieurs années de travaux.
L’abbatiale de Payerne est considérée comme un véritable joyau, d’abord parce qu’il s’agit du plus grand édifice roman de Suisse, et parce que le bâtiment est très bien conservé. «C’est de l’art roman presque pur. Une très grande partie de l’église, par exemple la nef et le chœur, est restée dans l’état originel», explique Anne-Gaëlle Villet, directrice-conservatrice de l’abbatiale.
Le site a fait l’objet de vastes travaux de rénovation: les piliers ont dû être stabilisés pour éviter un effondrement, la place devant l’édifice a été réaménagée et rendue aux piétons, et toute la muséologie a été revue. Aujourd’hui, les visiteurs découvrent d’abord un petit film sur l’histoire du bâtiment, puis peuvent se promener dans l’abbatiale avec un audioguide et découvrir des installations sonores ou des reconstitutions modernisées de la vie monastique.
Cette présentation contemporaine a pour but d’attirer un large public. «Nous voulons aller au-delà des seuls amateurs d’architecture et d’histoire de l’art», indique Anne-Gaëlle Villet. Avec son nouveau concept, l’abbatiale de Payerne s’est donné les moyens de ses ambitions.
- Découvrez le nouveau visage de l’abbatiale de Payerne dans l’article de mon collègue Olivier Pauchard
- Visite d’un autre chef-d’œuvre de l’art roman, l’abbatiale de Romainmôtier
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