Aujourd’hui en Suisse
Chers abonnés,
Devrais-je bientôt vous souhaiter Bonne Nuit, comme titre à sa Une le quotidien français Libération, suite au couvre-feu décrété mercredi soir par Emmanuel Macron dans les grandes métropoles de l’Hexagone?
Nous n’en sommes pas là en Suisse. Mais les autorités fédérales appellent la population à réagir et à prendre ses responsabilités face à l’augmentation alarmante des personnes infectées par le Sars-Cov-2, de celles qui sont hospitalisées ou qui en meurent.
La situation n’est pas comparable au début de la pandémie en Suisse et en Europe. Et c’est précisément pour éviter les mesures drastiques prises à l’époque que les autorités suisses tirent la sonnette d’alarme et que les mesures permettant de ralentir la propagation de la Covid sont renforcées dans les cantons suisses.
Mais ce climat fait d’incertitude et de limitations pèse de plus en plus. On ne peut qu’espérer que la vie ne se résume pas durablement à la formule métro-boulot-dodo.
Bonne journée !
Pas de mesures autoritaires en Suisse face à la Covid. Mais cantons et Confédération veulent absolument briser la propagation en cours du Sars-Cov-2.
Les autorités suisses pressent la population à prendre ses responsabilités. «Nous savions que l’hiver serait difficile, mais la forte hausse des cas attendue est arrivée plus vite et plus fortement», a prévenu le ministre de la Santé Alain Berset.
La situation est «sérieuse», a renchéri la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga, après une rencontre avec les représentants des cantons. Elle appelle la population à réagir et à se ressaisir. Tout le monde doit respecter les règles de base, à savoir se laver régulièrement les mains, maintenir la distanciation physique et porter du masque.
Des mesures supplémentaires pourraient être prises. Elles seront discutées lors d’une nouvelle rencontre entre la Confédération et les cantons prévue vendredi. Certains cantons, comme Genève, sont déjà passés à l’action, notamment en interdisant les rassemblements publics de plus de 15 personnes.
- L’évolution actualisée de la pandémie en Suisse (swissinfo.ch)
- Le suivi de la situation en SuisseLien externe (RTS)
- Le commentaire de mon confrère Richard WerlyLien externe sur les mesures prises par l’Élysée (Le Temps.ch)
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Les violations massives des libertés en Chine ont été une fois de plus dénoncées dans de nombreux médias depuis cet été.
Un cri d’alerte également poussé par 39 pays, dont la Suisse, ce mois d’octobre au siège de l’ONU à New York. Le sort de la minorité ouïghoure s’avère particulièrement inquiétant, comme le souligne ma consœur Sylvie Lasserre dans l’article que je consacre à cette douloureuse affaire. Suite au confinement sanitaire de la région autonome, «tous les moyens de communication avec l’étranger sont coupés. Il est donc quasiment impossible de savoir ce qui se passe à l’intérieur du Xinjiang depuis deux mois», s’inquiète l’auteure de Voyage au pays des Ouïgours , un livre au sous-titre explicite: de la persécution invisible à l’enfer orwelien
Le président Xi Jinping a fortement durci la politique d’assimilation forcée des minorités ethniques entamée aux débuts de la République populaire de Chine. Et contrairement à Mao, il dispose d’un redoutable instrument de surveillance de masse avec des technologies numériques de pointe.
Doté de pouvoirs considérables, le président chinois développe aussi une diplomatie conquérante pour s’imposer dans le système des Nations Unies, profitant du vide laissé par l’Amérique de Donald Trump. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les droits de l’homme.
- Le sort des Ouïghours dans le bras de fer entre la Chine et l’Occident à l’ONU (swissinfo.ch)
- Le grand virage de la Chine face à ses minoritésLien externe (Le Temps/abonnés)
- Chine: la nouvelle diplomatie des «trolls»Lien externe (The Geneva Observer)
-
«L’héritage maoïste revient sur le devant de la scèneLien externe» (Géopolitis/RTS)
Un an après les manifestions suivies par la démission du président Evo Morales, les Boliviens retournent aux urnes ce dimanche.
Ma consoeur Flurina Dünki a recueilli le témoignage de Katharina Cerny Escobar, une Suissesse établie depuis 14 ans à Cochabamba, une ville perchée à 2517 mètres d’altitude au sud-est de La Paz, la capitale bolivienne.
«Depuis maintenant un an, nous recevons ici un coup après l’autre, déclare Katharina Cerny Escobar. Et juste au moment où le pays commençait à se remettre, voilà qu’est arrivée la crise du coronavirus.»
La Bernoise estime que les deux candidats en lice pour la présidence ne sont guère convaincants, alors que les séquelles de la crise politique de l’année dernière sont encore palpables. «Il est d’ores et déjà presque certain que les perdants vont provoquer des émeutes et des barrages routiers», prédit Katharina Cerny Escobar.
- Les Boliviens aux urnes pour l’élection de la peur – l’article de ma consoeur Flurina Dünki
- Avec l’exil d’Evo Morales, la gauche latino-américaine perd son dernier héros (swissinfo.ch)
- Des communautés indigènes manifestent en Colombie, au Chili et en BolivieLien externe (Le Temps/abonnés)
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