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Aujourd’hui en Suisse

Bonjour, Suisses d’ici et d’ailleurs,

Alors que le nombre de contaminations au coronavirus s’emballe à nouveau, les restrictions à prendre avant les fêtes occupent le devant de la scène. Gouvernement, politiciens, cantons et experts se déchirent sur la manière de freiner la pandémie.

Pendant ce temps, la dette s’alourdit avec toutes les dépenses extraordinaires liées au virus et à la crise actuelle. Et elle relance un vieux débat sur la pertinence du mécanisme du frein à l’endettement.

Bonne lecture,

hôpital
Keystone / Gaetan Bally

Les nouveaux cas de coronavirus repartent à la hausse en Suisse et le débat s’enflamme sur les mesures à prendre pour les fêtes. La saison de ski s’annonce difficile.

5625 personnes ont été testées positives ces dernières 24 heures et 89 sont décédées des suites de la Covid-19. L’occupation des soins intensifs se maintient à un niveau très élevé et huit cantons se situent au-dessus de 80% de leurs capacités.

Alors que les cantons romands continuent à assouplir leurs mesures, les cantons alémaniques serrent la vis et les experts répètent qu’il faut des restrictions nationales immédiates pour ralentir la progression de l’épidémie. «Il y a un très fort risque qu’on dépasse les capacités hospitalières si on ne fait pas quelque chose maintenant», martèle Marius Brühlart, membre de la task force Covid du gouvernement.

Avec cette hausse des cas, la saison de ski est de plus en plus menacée: la Suisse a ouvert ses pistes malgré la fermeture de la plupart des stations dans les pays limitrophes. À Saint-Moritz dans les Grisons, on s’attend à une saison difficile car de nombreux skieurs viennent de l’Italie et ne peuvent plus se déplacer en raison des mesures sanitaires liées à la pandémie. Les clients nationaux ne suffiront pas à combler ce manque.

  • La situation du coronavirus en Suisse, notre article mis à jour quotidiennement sur la pandémie
  • Reportage à Saint-Moritz, où la saison de ski a débuté très gentiment
  • GraphiquesLien externe sur le taux d’occupation des soins intensifs en Suisse sur le site de la Radio Télévision Suisse (RTS)
tirelire
Keystone / Martin Schutt

Le coronavirus pèse aussi sur les finances fédérales. Après de longs débats, le Parlement a adopté un budget 2021 prévoyant un déficit de 6,1 milliards de francs.

Les autorités ont débloqué près de 80 milliards cette année pour faire face à la pandémie. Les comptes 2020 devraient boucler avec un solde négatif de 20 milliards de francs. Des chiffres qui font tourner la tête et qui alimentent le débat sur l’endettement de la Suisse.

Le pays a l’une des dettes les plus basses d’Europe, grâce à son mécanisme de frein à l’endettement qui prévoit que les comptes doivent s’équilibrer sur l’ensemble d’un cycle conjoncturel. Un instrument efficace qui permet aujourd’hui à la Suisse de faire face à ces dépenses extraordinaires, affirment certains. Un outil mal appliqué ou de façon trop rigide, déclarent les autres. Le gouvernement doit proposer à la fin de l’année un moyen de compenser les coûts Covid ces prochaines années.

«Il ne faut pas assouplir le frein à l’endettement, on ne modifie pas une règle structurelle à chaque situation extraordinaire», indique Bernard Dafflon, professeur émérite en finances publiques à l’Université de Fribourg. Mais pour Cédric Tille, professeur d’économie à l’Institut de hautes études internationales et du développement à Genève, la Suisse n’a pas besoin de rembourser cette dette et pourrait en profiter pour améliorer le frein à l’endettement «en fixant explicitement un objectif de stabilisation de la dette sur le long terme en fonction du PIB, et pas en valeur absolue».

  • La crise, l’occasion d’améliorer le frein à l’endettement? Notre décryptage avec deux économistes et un spécialiste des finances publiques
  • Le budget 2021 s’annonce fortement déficitaire, la dépêche de l’Agence télégraphique suisse (ATS)
  • Notre article sur l’endettement de la Suisse en comparaison internationale

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Discussion
Modéré par: Katy Romy

Comment passez-vous les fêtes de fin d’année avec le Covid-19?

Faîtes-vous partie des personnes qui jouent la prudence ou de celles qui fêtent coûte que coûte?

13 Commentaires
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une carte du monde
Keystone / Georgios Kefalas

De nombreux requérants d’asile érythréens sont exclus durablement de toute possibilité de formation et d’intégration en Suisse. C’est ce que dénonce un rapport de l’Observatoire romand du droit d’asile et des étrangers.

Depuis 2016, le Secrétariat d’État aux migrations a durci sa pratique à l’encontre des demandeurs d’asile en provenance d’Érythrée. Nombre d’entre eux sont déboutés ou voient leur admission provisoire levée, alors que la situation des droits humains dans leur pays ne s’est pas améliorée, souligne l’Observatoire. Leur renvoi est alors prononcé mais pas exécuté, car le régime érythréen n’accepte aucun retour forcé vers son territoire.

Résultat:ces personnes doivent quitter la Suisse mais ne peuvent ni retourner chez elles, ni se rendre dans un autre pays d’Europe, vu qu’elles ont été enregistrées dans le système helvétique. Elles restent donc en Suisse dans des conditions difficiles, sans pouvoir travailler ou se former.

Entre 2016 et fin octobre 2020, 3555 Érythréens ont reçu une décision de renvoi à la suite de leur demande d’asile, précise l’Observatoire qui met en garde: «Cette politique de non-asile mène à l’exclusion durable d’une population jeune dont nombre d’individus étaient en train de se former et de s’intégrer au moment de recevoir un refus. Il devient urgent d’en questionner le coût humain, social et politique.»

KT Gorique
Arbel.ch

Elle est un peu féministe, un peu suisse et un peu ivoirienne aussi. Et surtout, elle fait du reggae et du rap: c’est la personnalité qui se cache derrière la fenêtre numéro 16 de notre calendrier de l’Avant.

Cette année, nous avons décidé de vous faire découvrir de petites touches de culture suisse, afin de soutenir les artistes dont les concerts, expositions et représentations ont été annulés en raison du coronavirus.

Notre surprise du jour vous emmène en Valais, à la rencontre d’une musicienne qui écrit ses textes, compose ses instrumentales et qui a même été sacrée championne du monde freestyle de rap.

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