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Aujourd’hui en Suisse

Helvètes du monde, bonjour,

Si je devais vous résumer cette sélection en un mot, ce serait «plus». Plus de zéros sur la facture d’électricité, plus de frontalières et frontaliers, plus de violence domestique et plus de dialogue avec l’Union européenne.

Bonne lecture,

fils électriques devant une montagne suisse
Keystone / Arno Balzarini

Dans plusieurs pays d’Europe, la facture mensuelle d’électricité et de chauffage menace de s’envoler. Pour l’instant, la hausse reste modérée en Suisse. Mais pour combien de temps encore?

Accroissement de la demande, stocks insuffisants, programmes de réduction des émissions de CO2, blocage des chaînes d’approvisionnement… tous ces facteurs font grimper les prix de l’énergie depuis quelques semaines. En Suisse, la production propre d’énergie permet d’atténuer la tendance. Mais, pour couvrir ses besoins en hiver, le pays ne pourra pas faire l’impasse sur l‘importation de gaz, de pétrole et d’électricité.

Selon la Commission fédérale de l’électricité (ElCom), les foyers suisses doivent s’attendre à ce que la facture d’électricité n’augmente que de 3% en 2022. Cette hausse peut toutefois varier considérablement d’une région à l’autre. A terme, le problème touchera également fortement les entreprises qui dépendent des importations de gaz et d’électricité: ciment, papier, verre et acier.

Les autorités suisses s’inquiètent et viennent de lancer un appel à 30’000 entreprises pour leur demander de réduire leur consommation d’électricité. Craignant une pénurie d’énergies, le gouvernement suisse a déjà présenté, en octobre dernier, un train de mesures pour contrer un scénario catastrophe.

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Modéré par: Luigi Jorio

Quel rôle la Suisse doit-elle jouer dans la crise climatique?

Pour certains, elle est trop petite pour agir et faire la différence. Pour d’autres, il est trop riche pour ne rien faire. Qu’attendez-vous de la Suisse? Donnez votre avis!

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douane franco-suisse
© Keystone / Martial Trezzini

Entre 2000 et 2020, le nombre de frontalières et frontaliers a triplé à Genève. Elles et ils occupent un quart des emplois dans le canton notamment dans le commerce, la santé, les services et la restauration.

Le quotidien La Tribune de Genève a analysé deux études suisse et française. Celles-ci montrent que le nombre de personnes qui passent la frontière pour venir travailler en Suisse a plus que doublé dans toute la Suisse entre 1996 et 2020, essentiellement dans les cantons de Genève, du Tessin, de Bâle et de Vaud.

A Genève, ce chiffre est passé d’environ 30’150 en 2000 à 92’000 en 2020. Cela s’explique par la forte demande du canton en travailleuses et travailleurs. Il offre 390’000 postes de travail et ne compte que 240’00 actifs. Selon la Tribune de Genève, il manque donc 150’000 personnes qu’il faut aller chercher ailleurs.

Un quart des personnes frontalières présentes en Suisse travaillent à Genève. La moitié sont des Françaises et Français, et un tiers sont des Suisses qui vivent en France voisine. Cela représente un peu plus de 11’000 individus.

illustration de violence domestique
Keystone / Maurizio Gambarini

La violence domestique serait plus répandue en Suisse qu’on ne le pense. C’est ce que révèle une étude réalisée à l’automne 2021, selon laquelle 42% des femmes déclarent avoir déjà subi des violences dans leur couple, contre 24% pour les hommes.

Qu’elle soit physique, psychologique et/ou sexuelle, la violence touche les femmes de manière disproportionnée en Suisse, selon l’étude menée sur mandat de la Fédération solidarité femmes de Suisse du Liechtenstein et publiée mardi. Celles âgées entre 26 et 45 ans sont particulièrement concernées.

Les auteurs soulignent toutefois que les résultats doivent être considérés comme une première évaluation de la situation, car il n’existe pour l’instant pas d’études complètes sur une longue période.

Pour la grande majorité des personnes sondées, la politique devrait en faire plus. 90% d’entre elles déclarent qu’il serait judicieux que les autorités publiques consacrent davantage de fonds aux campagnes contre la violence domestique.

Ignazio Cassis
© Keystone / Peter Schneider

Depuis la rupture des négociations sur l’accord-cadre entre la Suisse et l’UE, de nombreux dossiers sont en suspens. Mais avant d’entamer de nouvelles discussions, la Suisse doit déterminer ce qu’elle veut et quel prix elle est prête à payer, estime le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis.

Dans une interview accordée à la NZZ, le Tessinois met en garde contre un bis repetita et une prise de décision hâtive. Au contraire, il pense que la Suisse doit dès le départ dire clairement à l’Europe ce qu’elle veut ou ne veut pas et en assumer les conséquences.

Lundi prochain, il a rendez-vous avec le commissaire européen Maros Sefcovic, le nouvel interlocuteur pour la Suisse. «Nous voulons mettre fin à la spirale négative», dit le conseiller fédéral. Pour preuve de bonne volonté, la Suisse a décidé de payer le milliard de cohésion et de ne plus limiter l’immigration en provenance de Croatie.

La Confédération souhaite désormais que le versement se fasse sur une base volontaire et que l’UE renonce à l’augmentation des contributions. Ignazio Cassis ne sait pas si les discussions aboutiront, mais indique qu’elles sont sur la bonne voie. Il estime surtout qu’en cas d’accord, «un nouveau dialogue ouvert pourrait s’engager».

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