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Glacier

Aujourd’hui en Suisse

Chers et chères Suisses du monde,

Au Moyen-Âge, on se rendait en procession au pied des glaciers pour essayer de freiner leur avance avec des croix et des prières. Aujourd’hui, si l’on prie encore, c’est pour qu’ils ne disparaissent pas complètement. Et le réchauffement qui les fait fondre n’est pas un aléa de variations naturelles comme le monde en a déjà connu. C’est ce que vient nous rappeler le passionnant ouvrage d’un historien et d’un climatologue.

Nous parlerons aussi de la loi Covid, des relations Suisse-UE et des nouvelles règles internationales pour taxer les multinationales.

Bonne lecture,

Glacier
Keystone/ Valentin Flauraud

Les climatosceptiques aiment rappeler que l’Europe a connu un petit âge glaciaire du 14e au 19e siècles. Ils en déduisent que le climat, ça va, ça vient, et que finalement, le réchauffement actuel n’est qu’une variation passagère, dont la tendance finira par s’inverser.


L’ouvrage d’un historien et d’un climatologue suisse vient remettre les pendules à l’heure: la situation actuelle est sans précédent dans l’histoire récente. En témoigne par exemple le célèbre Ötzi, momifié par les glaces, et dont la découverte en 1991 montre que la taille des glaciers alpins est tombée en dessous des minima des 5000 années précédentes.

Jusqu’au milieu du 19e siècle, l’influence humaine sur le climat est demeurée minime. Puis, avec l’industrialisation, est apparu le changement climatique d’origine anthropique. Le phénomène s’est véritablement accéléré avec la culture de la consommation et de la mobilité, rendue possible dans les années 1950 par une surabondance de pétrole à bas prix.


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Discussion
Modéré par: Marc-André Miserez

Dérèglement climatique – faut-il décréter l’état d’urgence?

Canicules ou temps maussade, sécheresses, incendies, inondations: est-il temps de proclamer l’urgence climatique? Ou faut-il continuer à avancer à petits pas vers une neutralité carbone qui ne chamboule ni nos habitudes de consommation ni nos courbes de croissance? De l’article «C’est comme si nous n’avions rien fait pour le climat» De l’article Comment faire face aux…

18 Commentaires
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pass covid
Keystone / Laurent Gillieron

La loi Covid va-t-elle vraiment tuer les libertés? Et si elle est refusée dans les urnes? Nos collègues de la RTS ont passé les arguments des pour et des contre au crible du fact-checking.


Non, il n’y aura plus de certificats Covid pour les voyages à l’étranger en cas de refus. Non, la loi n’autorise pas une surveillance permanente des citoyens. Sur ces deux affirmations, comme sur la question de la contagiosité des personnes vaccinées et celle de la dérive autoritaire, la réponse est claire.

Par contre, il est n’est que partiellement vrai que le Conseil fédéral n’a pas tenu sa promesse de lever toutes les restrictions à partir de la phase de normalisation. Ce que montre par exemple, l’extension de l’obligation du certificat Covid. Mais le gouvernement avait prévu une échappatoire, se réservant «le droit de maintenir ou de réintroduire certaines mesures pendant un certain temps», selon l’évolution de l’épidémie.

Parmelin et von der Leyen
Keystone / Francois Walschaerts / Pool

L’abandon de l’accord-cadre avec l’UE a laissé des traces, a constaté une délégation parlementaire suisse après une visite à Bruxelles. Lors de toutes les discussions, il est apparu que la décision de rompre les négociations et la manière dont elle a été prise ont suscité le mécontentement de l’UE.


Il est désormais clair que Bruxelles lie les questions de l’accès au marché aux autres coopérations. Concrètement, cela signifie par exemple que si la Suisse veut être pleinement associée au programme de recherche Horizon Europe, elle doit progresser dans les questions institutionnelles. Même si les négociations sont interrompues, les questions à résoudre restent les mêmes.

La délégation de neuf membres de la commission des Affaires étrangères du Conseil national était à Bruxellesde lundi à mercredi pour s’informer sur place de la situation des relations entre la Suisse et l’UE. Elle a systématiquement fait valoir la Suisse ne doit pas être traitée de manière plus défavorable que d’autres pays tiers.

Paradis fiscal
© Keystone / Gaetan Bally

Il aura fallu dix ans de négociations pour arriver à la réforme mondiale actuelle de la taxation des entreprises. Elle ne va pas supprimer la concurrence fiscale, mais il faudra la réinventer. Certains pays, dont la Suisse, sont concernés au premier chef.

L’accord prévoit un taux d’imposition minimal mondial de 15% sur les bénéfices des multinationales ainsi qu’une redistribution d’une part des recettes fiscales dans les pays où les entreprises ont des activités, mais pas de siège social. Aujourd’hui, États et régions se livrent une concurrence acharnée pour attirer les multinationales sur leur territoire, en baissant leur taux d’imposition et en proposant divers avantages fiscaux.

Les groupes industriels suisses estiment que cette réforme risque de porter un coup à la compétitivité du pays. Pourtant, les modifications et les exceptions ajoutées au texte de base, qui se sont multipliées dans les dernières semaines de négociations, sont conçues pour permettre aux petits pays riches comme la Suisse ou l’Irlande de garder leur attractivité auprès des entreprises innovantes.

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