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Un panier de courses

Aujourd’hui en Suisse

Chères lectrices, chers lecteurs,

L’inflation fait moins mal en Suisse qu’ailleurs en Europe. Pour comprendre dans quelle mesure et pourquoi, la RTS a mené l’enquête: de Martigny dans le canton du Valais à Zurich, en passant par Chamonix en France.

Aussi dans cette sélection du jour: la Suisse stagne dans le haut du classement des pays les moins corrompus, les officiers du pays ne veulent pas vendre leurs chars et la Chaîne du bonheur se réjouit des dons importants récoltés en 2022.

Bonne lecture,

Un panier de courses
© Keystone / Gaetan Bally

En 2022, l’inflation en Suisse s’est élevée à 2,8%. En comparaison avec l’étranger, c’est peu. Mais cela suffit à diminuer le pouvoir d’achat de certains ménages, comme le montre un reportage de nos collègues de RTS.

La brique de lait coûte 10 centimes de plus qu’il y a un an. Le prix de la farine a augmenté de 10%. Des hausses considérables qui semblent peu inquiéter les consommatrices et consommateurs helvétiques interrogés dans un supermarché valaisan. De l’autre côté de la frontière, en France, le choc (inflation de 5,2% en 2022) semble plus important. «Tout a augmenté», résume une cliente.

Mais la hausse du prix des matières premières, couplée à celle des coûts énergétiques, provoque un renchérissement bien palpable, dans les commerces, dans les boulangeries, mais aussi au sein des ménages. En 2023, le surveillant des prix de la Confédération s’inquiète particulièrement du prix élevé des primes maladies, «qui va le plus influencer le budget des familles et de la classe moyenne».

La force du franc suisse explique pourquoi le pays reste relativement épargné, car il permet de contrer l’effet de la hausse des prix des importations. «On n’importe pas l’inflation des autres», explique une membre de la direction générale de la banque centrale suisse (BNS). Selon elle, la stratégie adoptée jusqu’ici a été de laisser le franc s’apprécier. Pour rappel, la Suisse avait longtemps freiné cette appréciation, car la BNS jugeait l’inflation trop basse.

Un lobbyiste
Keystone / Peter Klaunzer

La Suisse reste au septième rang de l’indice de perception de corruption du secteur public, selon l’ONG Transparency International, mais son score n’a jamais été aussi mauvais.


Le pays obtient 82 points sur 100. À l’échelle globale, c’est un bon score. Deux tiers des 180 pays étudiés n’atteignent pas la barre des 50. C’est toutefois moins bien que le Danemark, premier de classement, la Finlande ou la Nouvelle-Zélande, qui se partagent la deuxième place. Mais c’est surtout moins bien que ces dernières années.

En 2022, la Suisse recevait 84 points. En 2016, 86 points. «Même les pays qui occupent les premières places du classement ont stagné, car ils ne parviennent pas à combler les lacunes de leur politique d’intégrité», relève l’ONG.

Pour progresser, la Suisse devrait mettre fin au «népotisme généralisé», améliorer la gestion des conflits d’intérêts et mieux réglementer le lobbying, estime le directeur de la branche suisse de l’organisation. Il pointe également du doigt les lois contre le blanchiment d’argent helvétiques. Selon lui, celles-ci contiennent des lacunes qu’il convient de combler.

Un char leopard suisse
Keystone / Peter Schneider

Alors que des parlementaires discutent de l’idée de vendre des chars inutilisés, des officiers suisses tirent la sonnette d’alarme. Le Blick se penche sur le sujet.


Au Parlement, des députées et députés chargés de la sécurité, à droite comme à gauche, sont favorables à ce que la Suisse vende des chars à l’Allemagne ou à la Pologne. Ces deux pays ont décidé d’envoyer une part de leurs arsenaux en Ukraine.

Depuis des années, 96 chars Leopard 2 sont remisés dans un hangar en Suisse orientale. La vente de ceux-ci aux pays fournissant des armes à Kiev leur permettrait de renflouer leurs stocks. La condition serait qu’ils ne soient pas réexportés vers l’Ukraine, mais les officiers suisses ne sont pas d’accord.

«Aujourd’hui déjà, nous n’avons pas assez de véhicules pour toutes les troupes», déclare le président de la société des officiers. Selon lui, la Suisse aurait besoin de 300 chars de ce type pour assurer la défense du pays. Aujourd’hui, le pays en compte 230, y compris les exemplaires remisés.

la Chaine du bonheur
Keystone / Salvatore Di Nolfi

Les crises extraordinaires qui ont marqué l’année passée ont entraîné une générosité extraordinaire. Pour la Chaîne du bonheur, le record de dons de 2004 n’est toutefois pas égalé.


La Chaîne du bonheur, le «bras humanitaire» de la SSR, a récolté 154 millions de francs en 2022. En 2004, elle avait levé 227 millions de francs à la suite du tsunami en Asie du Sud-Est.

L’aide à l’Ukraine et aux pays voisins a généré plus de 130 millions de francs de dons. 13,8 millions de francs ont été récoltés en réponse aux sécheresses records dans la Corne de l’Afrique et 5,3 millions ont été donnés pour les inondations massives au Pakistan. Plus de 56 millions de francs ont été investis par la fondation dans 326 projets d’organisations partenaires dans 42 pays du monde.

11,5 millions de francs ont été utilisés en Suisse. Cette somme a permis notamment de soutenir des personnes sans abri et réfugiées de la guerre en Ukraine. Des jeunes et des enfants en détresse ont aussi été aidés.


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