Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
Et si nous parlions des avoirs russes en Suisse? Les ambassadeurs des pays du G7 en poste à Berne reprochent au Conseil fédéral une application insuffisante des sanctions à l’encontre des oligarques russes.
Dans ma sélection, je vous parle également du procès de l’islamologue Tariq Ramadan qui s’est ouvert aujourd’hui à Genève et de l’élection présidentielle qui s’est tenue hier en Turquie.
Bonne lecture,
Les pays du G7 reprochent à la Suisse son laxisme concernant les sanctions à l’encontre des oligarques russes. Un doigt accusateur est porté sur les avocats et avocates suisses et les dispositions très larges du pays en matière de protection des données.
Ce n’est pas la première fois depuis l’agression russe contre l’Ukraine que la Suisse subit les critiques de ses partenaires occidentaux. La neutralité est de plus en plus perçue comme de l’opportunisme, aussi bien politique qu’économique.
Les autorités suisses souhaitent conclure avec le secteur financier un partenariat visant à la détection plus rapide des cas de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.
Le problème n’en serait pas éliminé pour autant. D’autres chantiers sont en cours. En Suisse, le marché immobilier par exemple est vulnérable à la fraude du fait d’une réglementation parcellaire.
Dans ce domaine aussi, les transactions passent par les banques et les prestataires de services juridiques. Aussi longtemps que ces intermédiaires – avocat-e-s et notaires – continueront à disposer d’une marge de manœuvre large et sous couvert de la loi, les critiques venant de l’étranger ne faibliront pas.
- Lire l’article de Giannis Mavris
- La Suisse a le droit de bloquer l’argent des oligarques, swissinfo.ch
- Les États-Unis critiquent la SuisseLien externe, Le Temps (abonnés)
Tariq Ramadan doit répondre dès ce lundi de viol devant le Tribunal correctionnel de Genève. La plaignante est une Suissesse. Selon l’acte d’accusation, l’islamologue se serait rendu coupable de viol «à trois reprises» et de «contrainte sexuelle».
Au premier jour de ce procès, l’intellectuel musulman s’est décrit comme une victime. Tariq Ramadan admet sans fard que certains de ses actes, en l’occurrence ses relations extraconjugales, ont été en contradiction avec ses valeurs. «Mais ce dont je suis accusé est un crime, et je suis innocent.»
L’objectif qu’aurait toujours poursuivi l’accusatrice aurait été sa chute morale, via la mise sur la place publique de ses infidélités. Sur ce plan, admet-il, elle a réussi. «Mais je n’ai jamais violé ni violenté personne.» Le procès se poursuit mardi.
- Lire l’articleLien externe du matin.ch
- Lire l’articleLien externe du Monde
- L’enquêteLien externe de la RTS
- L’islamologue au double visageLien externe, heidi.news
Plus
La diminution drastique des gaz à effet de serre est une mesure urgente et nécessaire pour limiter le réchauffement climatique.
La Suisse et d’autres pays européens misent sur la mer du Nord pour stocker le CO2. L’industrie pétrolière pourrait jouer un rôle clé, explique Cyril Brunner, expert suisse en matière de gaz à effet de serre.
D’aucuns jugent que les personnes travaillant dans l’industrie pétrolière devraient prendre leur retraite. «Je suis pourtant convaincu que leurs compétences pourraient s’avérer très utiles en matière de séquestration géologique du CO2. Les firmes pétrolières disposent d’infrastructures et du savoir-faire nécessaires. Elles connaissent la géologie, savent forer et obturer les puits d’injection pour éviter les pertes», avance Cyril Brunner.
- Lire l’article de Luigi Jorio
- Le premier cimetière de CO2Lien externe, euronews
- Les Danois inaugurent leur cimetièreLien externe, Le Temps
Une fois n’est pas coutume, parlons d’un sujet qui ne concerne pas directement la Suisse, même si la diaspora turque y est fortement représentée.
Ainsi donc Recep Tayyip Erdogan se voit confronter à un second tour inédit face à son rival Kemal Kiliçdaroglu. L’élection présidentielle en Turquie, ce dimanche, laisse entrevoir une lutte féroce entre le président sortant Erdogan et son rival Kiliçdaroglu.
«Nous ne savons pas encore si l’élection est terminée avec ce premier tour, mais si le peuple nous emmène au second tour, nous le respecterons», a promis le reis de 69 ans.
Kemal Kiliçdaroglu, 74 ans, emmenait un front uni de six partis de la droite nationaliste au centre gauche libéral censé lui garantir la victoire, avec le soutien du parti pro-kurde HDP, troisième force politique du pays.
Qui pourrait succéder à Livia Leu, négociatrice en chef avec l’Union européenne? Blick fait le point sur les papables.
Livia Leu quitte le navire au moment où la Suisse menait ses entretiens exploratoires avec l’UE. La négociatrice en chef avec l’Union européenne ne sera donc pas présente lorsque le ministre des Affaires étrangères, Ignazio Cassis, présentera en juin les grandes lignes d’un nouveau mandat de négociation.
Seule une poignée de candidats entre en ligne de compte pour le poste de direction à Bruxelles. Selon le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), l’aptitude, les connaissances, l’expérience, les compétences et la situation familiale des candidats sont les compétences requises pour ce poste très exposé.
Alexandre Fasel est en tête de liste. Le Fribourgeois était déjà partant pour prendre la tête de la mission suisse auprès de l’UE à Bruxelles. Mais Ignazio Cassis avait fait savoir au Conseil fédéral qu’ il n’était pas du tout intéressé et qu’il préférait devenir ambassadeur au Caire.
Rita Adam, juriste, travaillant depuis 24 ans pour le DFAE, est également sur les rangs. De 2014 à 2018, elle a été ambassadrice en Tunisie, puis à Rome. Autre nom à prendre en compte, selon Blick: Monika Schmutz Kirgöz. La politologue est entrée au DFAE en 1996, est devenue consule générale à Istanbul en 2011 et ambassadrice au Liban en 2017. Puis elle a été nommée à Rome.
- Lire l’articleLien externe de Blick
- Un coup de froid sur la relation CH-UELien externe, Le Temps
- Livia Leu quitte son posteLien externe, RTS
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