Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
Après Claude Nicollier, un deuxième Suisse va entrer dans l’histoire en devenant astronaute. Sélectionné par l’Agence spatiale européenne, Marco Sieber est en train de vivre un rêve éveillé. Il nous a accordé une interview.
Dans ma sélection, il est à nouveau question des élections en Turquie. Je vous livre aujourd’hui tous les détails sur le vote de la diaspora turque dans le monde.
Bonne lecture,
Il y avait bien sûr Claude Nicollier. Il y a désormais Marco Sieber. A bientôt 34 ans, le Bernois a été sélectionné par l’Agence spatiale européenne pour recevoir la formation d’astronaute. Mon collègue Christian Raaflaub l’a rencontré à Cologne.
Marco Sieber est médecin. Et il est le deuxième Suisse à avoir été admis dans le prestigieux programme de formation de l’agence spatiale européenne (ESA). Il partage ce privilège avec quatre autres personnes, dont deux femmes, sélectionnés parmi 22’500 candidats et candidates.
Il dit que la lettre de motivation a été l’élément clef. «J’ai passé beaucoup de temps à rédiger mon CV. J’ai aussi demandé l’aide de gens qui m’ont relu.» Il a fallu beaucoup de préparation en amont, notamment pour les entretiens et l’évaluation psychologique.
Marco Sieber a une idée bien définie de l’énorme masse d’argent dépensé pour les programmes spatiaux. Il pense que cet argent n’est pas dépensé, mais investi. «Chaque euro investi dans l’espace en Europe rapporte deux ou trois euros. Sous forme de contrat pour l’industrie, d’emplois, de nouvelles technologies.»
- Lire l’article de Christian Raaflaub
- L’astronaute à l’ESA, swissinfo.ch
- Un Bernois ira dans l’espaceLien externe, 20minutes.ch
En Turquie, on s’achemine peut-être vers une réélection du président Recep Tayyip Erdogan. L’opposition doit – une fois de plus – revoir sa copie. Selon l’historien suisse Hans-Lukas Kieser, l’avenir de la démocratie turque ne pas vers des beaux jours.
Tayyip Erdogan, bientôt 70 ans, et son parti islamo-conservateur ont une fois de plus terminé en tête des élections du 14 mai 2023. Dans le nouveau parlement élu, l’AKP d’Erdogan et ses partenaires de la coalition nationaliste de droite détiendront la majorité des 600 sièges.
Le taux de participation de près de 88% est donc supérieur de près de six points à la moyenne historiques des élections présidentielles turques.
En Suisse également, où vivent près de 130’000 citoyens et citoyennes turcs, une «participation record» a été enregistrée, selon l’ambassade de Turquie à Berne: 56,7% des électeurs et électrices inscrits ont voté entre le 29 avril et le 7 mai dans l’un des trois bureaux de vote de Zurich, Berne ou Genève.
Pour Hans-Lukas Kieser, spécialiste suisse de la Turquie, les chances d’un «renouveau démocratique», tel que l’opposition l’avait laissé entrevoir, sont désormais «quasiment nulles» après ces élections. Il souligne que lors du second tour du 28 mai, les voix du troisième candidat éliminé, le nationaliste de droite Sinan Ogan, «profiteront avant tout à Erdogan».
- Lire l’article de Bruno Kaufmann et Kai Reusser
- Un vrai miracle pour ErdoganLien externe, Libération, (abonnées)
- Biden se réjouit de travailler avec le vainqueurLien externe, franceinfo
Invité surprise dans le cadre du procès de Tariq Ramadan, accusé de viol par une Suissesse, l’humoriste Dieudonné a déclaré croire en son innocence ce mardi matin devant le Tribunal correctionnel de Genève.
Condamné mi-avril par le Tribunal fédéral pour discrimination raciale, Dieudonné dit avoir connu la plaignante. Qui lui aurait confié avoir eu une relation sexuelle consentie avec Tariq Ramadan.
Selon Dieudonné, la Genevoise aurait raconté qu’il s’agissait «d’un coup d’un soir». L’humoriste controversé avance que jamais il n’aurait été question de violence.
La plaignante, «Brigitte», a quant à elle pris la parole pour la première fois. Elle a confirmé avoir bien été violée par Tariq Ramadan, une nuit d’octobre 2008, dans la chambre d’un hôtel genevois. Elle a affirmé avoir eu peur de mourir sous les coups du théologien.
- Lire l’articleLien externe de 20minutes.ch
- Dieudonné fait son showLien externe, Le Temps (abonnés)
- Consulter l’articleLien externe de la RTS
La Suisse est trop forte. Malgré la guerre en Ukraine et ses conséquences énergétiques, malgré l’inflation, le pays se porte économiquement mieux que beaucoup pourraient penser.
Directeur du Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, Jan-Egbert Sturm déclarait récemment: «Le monde s’affaiblit. La Suisse montre sa force.»
Pour Heicke Scholten, chercheuse en sciences sociales, l’économie suisse est résiliente et agile. Elle est donc capable de réagir rapidement aux défis conjoncturels et particuliers, comme la pandémie de Covid.
Selon un article de Blick, les derniers chiffres conjoncturels montrent que le renchérissement a fortement baissé en avril. Quant au taux de chômage, il est tombé à 2%. Jamais il n’a été aussi bas depuis 2001.
Ce faible taux de chômage pousse les Suisses dans la sérénité. «Les gens ont confiance. Ils se permettent de faire des achats importants», note Caroline Hilb, responsable de la stratégie de placement à la Banque cantonale de Saint-Gall.
- Lire l’articleLien externe de Blick
- Check up du premier trimestre, swissinfo.ch
- L’économie suisse se redresse à chaque foisLien externe, RTS
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