Aujourd’hui en Suisse
Chères et chers Suisses d’ici et du monde,
Ils et elles sont des milliers à briguer un siège sous la coupole fédérale le 22 octobre. Pour marquer une pause dans les présentations de programmes et autres promesses, je vous propose un autre regard sur ce Palais fédéral où les heureux-ses élu-e-s iront s’asseoir dès l’an nouveau. C’est celui de quatre photographes de la légendaire agence de reportages Magnum. Et ça décoiffe.
Excellent week-end et bonne lecture,
Le Parlement fédéral et ses abords comme vous ne l’avez jamais vu. Quatre photographes de l’agence Magnum ont suivi une session, en quête d’imperfections et de spectaculaire. Ces vues du Palais et de ses environs ont été prises en 2022, en prévision des 175 ans de la Constitution fédérale. Et on est très loin des vues traditionnelles des hémicycles aux rangs plus ou moins garnis.
Cristina de Middel est espagnole, Newsha Tavakolian iranienne, Alex Majoli italien et Alex Webb américain. Leur quotidien habituel est très loin du ronron d’une session des Chambres fédérales: c’est la rue, les conflits, les révoltes de femmes. D’où l’impertinence de leur regard sur un lieu où, selon l’un d’eux, «il n’est pas facile d’être tous les jours au même endroit, de voir les mêmes personnes et d’imaginer un projet extraordinaire».
Ces photos réellement extraordinaires font l’objet d’une exposition au Kornhausforum de Berne, et seront ensuite publiées dans un livre, intitulé simplement «Session».
- Article, galerie photos et vidéos des quatre photographes, par David Eugster et Carlo Pisani
À sept semaines des élections fédérales, la RTS a demandé à des partis politiques contraints pour la première fois à la transparence combien ils dépensent pour leurs campagnes. Près de 31 millions de francs ont été annoncés, dont 13 millions dépensés par les partis nationaux. Les quelque 180 sections cantonales interrogées déclarent au total 18 millions. Mais elles n’ont pas toutes répondu, ce chiffre devrait donc grossir dans les semaines à venir.
Sans surprise, c’est l’UDC (droite conservatrice) qui a la plus grosse puissance de feu au niveau national. Toujours très secret sur ses fonds, le parti a dévoilé son budget de campagne – 4,5 millions de francs (un record), dont 550’000 donnés par son ancien conseiller fédéral Christoph Blocher. Le PLR (droite) annonce 2,5 millions, le Centre 2 millions, le PS 1,44 millions et les Vert-e-s 1,3 million
Toutefois, le montant et l’origine des fonds et des dons pour les campagnes personnelles des candidat-e-s restent méconnus. Pour l’heure, une vingtaine ont révélé leurs ressources et certains montants ont déjà fait couler beaucoup d’encre, à l’image du budget personnel de 280’000 francs du conseiller national PLR zurichois Andri Silberschmidt.
- Découvrez quel parti a le plus de moyens pour les fédérales dans votre cantonLien externe – avec graphique interactif et vidéos, RTS Info
C’est la rentrée horlogère en Suisse. 39 marques sont réunies à Genève pour la quatrième édition du jeune salon Geneva Watch Days. De la petite enseigne indépendante qui fabrique 200 montres par an au géant du luxe qui en fait 300 fois plus, ce salon insolite ne serait peut-être pas né sans la pandémie.
Avec les confinements, l’avenir des deux principaux salons horlogers traditionnels, Baselworld et le SIHH – aujourd’hui rebaptisé Watches & Wonders -, restait incertain. Geneva Watch Days a su proposer un tout nouveau modèle d’organisation: chaque marque est libre de choisir les moyens mis à disposition et de décider comment et où recevoir ses invités, alors que dans les grands salons traditionnels, les marques ont les mains liées par des baux, des délais et de nombreuses obligations.
Le canton de Genève salue la «vitrine internationale de l’excellence horlogère en Suisse», dont les exportations se sont chiffrées à plus de 24 milliards de francs en 2022. Un record, en hausse de 11,4% par rapport à l’année 2021. Mais cette croissance n’est ni linéaire ni irréversible, comme en témoigne par exemple la baisse des prix des emblématiques Rolex, Patek Philippe et Audemars Piguet sur le marché secondaire.
- L’article d’Alexey Tarkhanov
- Point Fort SWI – Les horlogers suisses survivront-ils au 21e siècle?
En 1999, le président biélorusse Alexander Loukachenko a fait assassiner des politiciens d’opposition. Un des tueurs doit répondre de ses actes devant la justice suisse. En tant que membre de l’unité d’intervention spéciale rapide SOBR, Iouri Garavski a fait disparaître plusieurs personnes en Biélorussie, comme il l’a lui-même reconnu.
Son procès débutera le 19 septembre devant le tribunal d’arrondissement de Rorschach, dans le canton de Saint-Gall. «Il sera historique, car il ouvre la voie pour que la justice universelle devienne une réalité», se réjouit l’ONG Trial International. Pour son accusation, le parquet saint-gallois peut invoquer le principe de la compétence universelle. Il requiert une peine d’emprisonnement de trois ans, dont un an ferme.
Après ses coups de main, Iouri Garavski aurait eu des remords et en aurait fait part à ses supérieurs. C’est pourquoi il se serait retrouvé lui-même dans le collimateur de l’État en 2000: il a d’abord été emprisonné pendant deux ans. Puis en 2007, il a été grièvement blessé dans un accident de la route, une tentative d’assassinat ratée selon lui. Il a donc fui en Suisse, où il a déposé une demande d’asile en 2018.
- Un membre du commando meurtrier de Loukachenko est jugé à Saint-GallLien externe – 24 heures (abonnés)
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