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Aujourd’hui en Suisse

Suisses du monde, bonjour,

Je vous écris de la Berne fédérale, qui vit encore au rythme de la session parlementaire.

Les deux Chambres n’ont toujours pas réussi à se mettre d’accord sur la contribution suisse à l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens. Le Conseil des États a pris le contrepied du Conseil national et propose de maintenir l’aide de la Confédération à l’organisation. Une décision devrait être prise cette semaine.

Ce matin, l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers a également présenté son rapport sur la crise bancaire. Les responsables de la banque n’y sont pas épargnés.

Bonne lecture,

© Keystone / Peter Schneider

La Finma, le gendarme des marchés financiers, dénonce les «scandales à répétition» et les «erreurs» de gestion de Credit Suisse. Elle a publié ce mardi son rapport sur la crise qui a mené au rachat forcé du numéro deux bancaire helvétique par sa rivale UBS.

L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) tire à boulet rouge sur les responsables de Credit Suisse. «Les changements de stratégie n’ont pas été mis en œuvre de manière rigoureuse. La volatilité des revenus est demeurée élevée tant dans la banque d’investissement que dans la gestion de fortune», déplore le rapport, qui pointe aussi du doigt des «lacunes sévères» dans la gestion des risques.

Le régulateur a également relevé «les scandales à répétition (qui) ont entaché la réputation de la banque, pesé sur les résultats et engendré une perte de confiance». Au plus fort de la crise, Credit Suisse avait en effet subi une hémorragie de capitaux avec des sorties de fonds de 110,5 milliards de francs au dernier trimestre 2022. La réorganisation, les charges et les amendes ont quant à elles affaibli le niveau de fonds propres de l’établissement.

La base juridique en matière de surveillance du secteur bancaire n’est pas suffisante, estime aussi la Finma. «La boîte à outils (de la Finma) n’est pas assez grande et il faut la compléter», a imagé la directrice générale par intérim du régulateur Birgit Rutishauser, lors d’une conférence de presse à Berne. Sans cela, «le risque d’un nouvel effondrement (d’un établissement financier) ne peut pas être réduit», a-t-elle complété.

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Modéré par: Katy Romy

Après la chute de Credit Suisse, comment éviter une nouvelle débâcle dans le secteur bancaire helvétique?

Le rachat de Credit Suisse par UBS sera le sujet de notre prochain débat filmé Let’s Talk. Partagez votre avis avec nous!

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© Keystone / Salvatore Di Nolfi

Jamais autant de personnes n’avaient travaillé dans l’industrie horlogère en Suisse depuis plus de 50 ans. Ce nombre a atteint 65’237 fin septembre, soit une hausse de 7,3% sur un an.

«Ce résultat s’inscrit dans la dynamique favorable du marché du luxe, mais également de l’importante demande pour les montres d’entrée de gamme, en particulier sur le premier semestre de l’année», a indiqué mardi la Convention patronale de l’industrie horlogère (CP).

Malgré ce résultat encourageant, la CP estime qu’il faut rester prudent pour 2024. Les effets conjugués de l’inflation, du contexte économique, géopolitique ainsi que la vigueur du franc suisse laissent présager une croissance ténue l’an prochain, voire une stabilisation des effectifs.

Les exportations horlogères suisses s’acheminent aussi vers un record en 2023: sur les onze premiers mois de l’année, elles ont dépassé la barre des 24 milliards de francs, en hausse de 7,7% par rapport à 2022, indique mardi un communiqué de l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières.

Nouvelles un peu moins réjouissantes pour le fabricant de montres Rolex. Celui-ci écope d’une amende de 91,6 millions d’euros en France. L’autorité française de la concurrence reproche à la filiale du fabricant helvétique d’avoir interdit à ses distributeurs de vendre ses montres en ligne pendant plus de dix ans.

© Keystone / Laurent Gillieron

La romancière franco-suisse Elisa Shua Dusapin est l’une des meilleures ambassadrices de la Suisse à l’étranger. Traduits dans une trentaine de langues, ses romans rencontrent un important succès, à l’intérieur comme au-delà des frontières helvétiques.  

Elisa Shua Dusapin, 31 ans, est l’autrice de quatre romans, qui ont déjà été récompensés par de nombreux prix. La version anglaise de son premier livre «Hiver à Sokcho», paru en 2016, a même reçu le prestigieux National Book Award for Translated Literature. La Jurassienne est alors la première écrivaine suisse à recevoir la très courue récompense américaine.

«La diversité linguistique suisse trouve une résonance chez moi», confie Elisa Shua Dusapin. Née d’un père français et d’une mère coréenne, la romancière est arrivée à Porrentruy, dans le canton du Jura, avec ses parents à l’âge de 5 ans. «Je parle le coréen depuis mon enfance, mais je reste pétrie de culture jurassienne», dit-elle.

Son dernier roman, «Le vieil incendie», raconte l’histoire de deux sœurs, séparées depuis quinze ans, qui se retrouvent pour vider la maison de leurs parents, où elles ont grandi. «Les rapports entre humains me heurtent. Comme je suis constituée de plusieurs cultures, je ne sais jamais si j’utilise le bon code pour entrer en communication avec l’autre», commente l’écrivaine.

SRF-SWI

Si la «Liste de Schindler», du nom d’un national-socialiste qui a sauvé 1200 juifs des camps d’extermination durant la Seconde Guerre mondiale, est bien connue, la «liste Lados» l’est beaucoup moins. Ce n’est qu’il y a quelques années que l’histoire a refait surface.

De 1940 à 1943, des employés d’ambassade polonais en poste à Berne ont falsifié des passeports latino-américains à grande échelle, offrant ainsi une chance de survie à des milliers de Juifs et Juives. C’est l’ambassadeur Aleksander Lados qui a dirigé cette action de sauvetage. Pendant quatre ans, son équipe a fait sortir clandestinement des listes de noms et des photos des territoires occupés par les nazis.

«Toutes les victimes de l’Holocauste avaient été transformées par les Allemands en non-personnes sur le plan bureaucratique, en citoyennes et citoyens de nulle part. Mais grâce à ces passeports, les Juifs redevenaient des citoyens dont quelqu’un, quelque part, se souciait», explique l’historien britannique Roger Moorhouse.

Cette histoire était toutefois tombée dans l’oubli après la guerre. Suivant les indications données par un vieil homme juif, l’Institut Pilecki, basé à Varsovie, a passé deux ans à fouiller les archives, à retracer des histoires et des destins. Aujourd’hui, plus de 3200 noms figurent sur la «liste Lados».

sapin de noël en bobine de film
SWI swissinfo.ch / Alamy

swissinfo.ch vous propose un calendrier de l’avent des films suisses. Jusqu’à Noël, nous vous proposons quotidiennement de découvrir un film documentaire issu de notre «sélection de films suisses».


Vingt-quatre films sélectionnés par swissinfo.ch sont à découvrir sur la plateforme de streaming Play Suisse. Ils sont tous sous-titrés en français. Ces films sont des productions ou des coproductions de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR), la société mère de swissinfo.ch.

Rendez-vous sur swissinfo.ch pour découvrir le film que nous avons sélectionné pour vous aujourd’hui.

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