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Dick Marty au Conseil de l Europe

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Chères lectrices, chers lecteurs,

Grand nom de la politique et de la justice suisses, reconnu à l’international pour ses enquêtes explosives, notamment sur les transports de prisonniers de la CIA et les prisons secrètes en Europe, Dick Marty s’est éteint jeudi à l’âge de 78 ans.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnalités politiques du pays ont rendu hommage au Tessinois. Parmi elles, le président de la Confédération Alain Berset, qui a salué le travail de l’ancien sénateur et procureur, «inlassablement engagé pour une Suisse ouverte, pour la dignité humaine et pour l’État de droit».

Bonne lecture,

Dick Marty au Conseil de l Europe
Keystone / Christophe Karaba

Ancien conseiller aux États tessinois, procureur et «chasseur de mafieux», Dick Marty est décédé jeudi à l’âge de 78 ans.

En tournée pour la sortie de son dernier livre le mois passé, Dick Marty avait révélé être malade. Le politicien libéral-radical a aussi été membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et de la Commission des droits de l’homme de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

En tant que rapporteur au Conseil de l’Europe, il y a présenté au début des années 2000 des rapports sévères sur les prisons de la CIA en Europe, sur les droits humains dans le Caucase du Nord et sur le trafic d’organes par l’UCK, l’Armée de libération du Kosovo. Ce dernier rapport lui a d’ailleurs valu des menaces de mort.

Dick Marty avait vécu ces dernières années sous protection policière. En début d’année, la RTS avait enquêté sur des membres de la pègre serbe, formés et mandatés par des forces de police et du renseignement de leur pays, qui auraient cherché à le faire assassiner.

Le Conseil fédéral de 2024
© Keystone / Peter Klaunzer

Après nos prédictions économiques pour 2024, mes collègues journalistes politiques vous ont préparé leur pronostic des principaux dossiers qui occuperont l’an prochain les politiciens et politiciennes de Suisse.

Les retraites seront l’un des gros thèmes de 2024. Avec plusieurs votations au programme, notamment sur une 13e rente AVS, une augmentation de l’âge du départ à 66 ans, et une réforme du deuxième pilier.

C’est la nouvelle ministre de l’Intérieur (DFI), Elisabeth Baume-Schneider, qui après une récente rocade aura la lourde tâche de combattre ou porter ces objets au nom du gouvernement, et souvent contre son camp, le Parti socialiste.

Autre sujet sensible, celui des coûts de la santé, lui aussi du ressort du DFI. Deux initiatives visant à freiner la hausse des primes maladie – l’une forçant le gouvernement à agir lorsque les coûts augmentent significativement plus que les salaires, l’autre pour limiter les primes à 10% du revenu – seront sur le tapis. Le Conseil fédéral ne veut d’aucune d’elles.

En politique extérieure, c’est le dossier européen qui fera son grand retour en 2024. Le Conseil fédéral a présenté mi-décembre son mandat de négociation pour pérenniser la voie bilatérale avec l’Union européenne. Mais pour le gouvernement, les négociations à mener sur le plan intérieur, concernant les lignes rouges du PS ou de l’UDC, pourraient s’avérer plus délicates que celles avec Bruxelles.

Marco Chiesa
© Keystone / Michael Buholzer

Après 4 ans à la tête du parti, le conseiller aux États Marco Chiesa ne briguera pas un nouveau mandat de président de l’Union démocratique du centre (UDC) l’an prochain.

Le Tessinois l’a annoncé jeudi dans les journaux de CH-media, soulignant avoir «rempli sa mission» qui s’achève fin mars. À savoir, remporter les élections fédérales lors desquelles le parti de droite conservatrice a gagné 9 sièges au Conseil national, faisant le troisième meilleur résultat de son histoire.

Une commission au sein de l’UDC est à l’œuvre pour lui trouver un successeur. Contrairement à ses prédécesseurs Albert Rösti et Ueli Maurer, le sénateur de 49 ans a affirmé ne pas viser un siège au Conseil fédéral. Plusieurs noms de potentiels remplaçants sont évoqués dans la presse, dont le conseiller national schwytzois Marcel Dettling, l’un des vice-présidents du parti.

Ted Turlings
Daniel Rihs / 13 Photo

Ted Turlings a récemment gagné le «prix Nobel» suisse des sciences. Mon collègue Luigi Jorio est allé à sa rencontre dans son laboratoire à l’Université de Neuchâtel.


Originaire des Pays-Bas et établi en Suisse depuis 30 ans, il est l’un des plus grands spécialistes de la lutte biologique contre les organismes nuisibles. C’est d’ailleurs pour ses recherches dans ce domaine, initiées il y a presque 40 ans, qu’il s’est vu attribuer cette année le Prix Marcel Benoist, la plus prestigieuse récompense scientifique suisse.

À 64 ans, Ted Turlings veut mettre à profit ses recherches pour développer des solutions abordables contre les insectes ravageurs, qui détruisent environ 40% des récoltes mondiales. Son concept est de se servir «de l’ennemi de l’ennemi» qui s’attaque à certaines plantes. Une façon naturelle de procéder qui permet d’utiliser moins de pesticides.

Dans le cas du maïs, par exemple, cela passe par l’utilisation de vers microscopiques, s’attaquant aux chenilles qui dévorent les feuilles de la plante. Ou encore, à titre préventif, par l’emploi de capteurs capables de déceler «l’odeur» qu’émet la plante lorsqu’elle est infestée.

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