Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
L’été s’est finalement installé en Suisse. À Genève, d’où je vous écris, le thermomètre affiche même 33 degrés.
Mais comme l’an dernier, cette vague de chaleur coexiste avec une vague de Covid. Problème pour les personnes à risque, les vaccins se font rares dans le pays.
Je vous parle aussi de l’emploi pour les personnes ayant fui l’Ukraine, des prochaines votations et de surtourisme.
Bonne lecture,
Alors que le Covid fait son retour estival en Suisse, les doses de vaccins manquent à l’appel. Un changement de responsabilité concernant l’approvisionnement du pays explique notamment cette situation.
Depuis le début du mois, ce n’est plus la Confédération, mais la loi du marché qui dicte les commandes de vaccins. Il revient donc aux cabinets médicaux et pharmacies de passer commande, mais leurs fournisseurs habituels ne disposent pas à l’heure actuelle des dernières doses.
Et certains professionnels de la santé affirment à la RTS avoir manqué de temps, car informés de leur nouvelle responsabilité à la mi-juin seulement. Avec des doses coûtant 80 francs – sans compter l’injection et la marge – les acteurs de la santé peinent à estimer la demande. Surtout que les assurances ne remboursent que les personnes à risque.
Les pharmacies sont donc confrontées à un dilemme difficile: commander trop et faire des pertes, ou commander trop peu et être critiquées. Les représentants de la branche estiment que la Confédération a mal préparé la transition, ce que les autorités helvétiques réfutent.
Le taux d’emploi des réfugiés et réfugiées ukrainiens en Suisse est relativement bas en comparaison européenne. Mais des spécialistes expliquent au Blick que ce n’est pas forcément un mauvais signe.
En Suisse, 25% des Ukrainiens et Ukrainiennes ayant fui leur pays ont un travail. Une proportion nettement inférieure à celles recensées (environ 50%) par exemple au Danemark, en Lituanie ou aux Pays-Bas. Mais qu’est-ce qui explique ces différences?
Selon la chercheuse Kseniia Gatskova, ces pays ont misé sur un séjour temporaire et non sur une intégration à plus long terme. Au lieu d’occuper des postes précaires, en Suisse, les personnes en provenance d’Ukraine doivent d’abord apprendre la langue avant de pouvoir obtenir un emploi adapté à leurs compétences.
Mais ce n’est pas la seule raison, la garde des enfants est un autre facteur clé pour les nombreuses mères ukrainiennes. Et en Suisse, les structures d’accueil manquent, ce qui complique la recherche d’emploi de certaines femmes. En y dédiant un poste au sein de son administration, le ministre chargé de l’asile, Beat Jans, espère que le taux d’emploi de cette population atteindra les 40% d’ici la fin de l’année.
Une réforme du deuxième pilier du système des retraites suisse sera soumise au peuple le 22 septembre prochain. Un sujet compliqué aux enjeux importants que mon collègue Balz Rigendinger décrypte pour vous aujourd’hui.
Voulue par le Conseil fédéral et le Parlement, cette réforme qui entend financer les rentes de manière plus sûre et améliorer la situation des employés précaires est contestée par les syndicats, qui ont lancé un référendum contre cette modification de loi – ce qui explique la tenue prochaine du vote.
Parmi les principaux changements, citons la baisse du taux de conversion de 6,8% à 6% qui entraînera une diminution des rentes individuelles ainsi qu’un abaissement du seuil d’accès qui devrait permettre à 100’000 personnes à bas revenu d’accéder au deuxième pilier. Pour rappel, alors que le premier pilier (AVS) doit permettre de couvrir les besoins de base, le deuxième pilier est censé maintenir le niveau de vie à la retraite.
Concernant la Cinquième Suisse, cette réforme affectera avant tout les personnes à l’étranger travaillant pour une entreprise suisse avec une caisse de pension suisse. Du côté des partisans et partisanes, on affirme que le texte permet d’assurer durablement le financement des retraites et d’améliorer la situation des personnes travaillant à temps partiel ou avec des faibles revenus, dont de nombreuses femmes. Du côté des opposants et opposantes, on critique le fait que les cotisations augmenteront en parallèle de rentes qui diminuent. Selon eux, la réforme ne s’attaque pas aux bons problèmes concernant les femmes.
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- Des milliards oubliés après des années de dur labeur (swissinfo)
Le débat autour du tourisme de masse refait surface en Suisse alors qu’un élu socialiste lucernois plaide dans un média local pour une «interdiction des valises à roulettes» dans sa ville.
Si seuls 7% des Suisses déplorent un surtourisme dans leur région, 25% estiment être gênés par le tourisme dans leur propre pays, selon un sondage de Suisse Tourisme.
Un sentiment que partage visiblement David Roth, conseiller national socialiste lucernois. En plus d’une interdiction de promener ses valises en ville, le politicien veut interdire la construction de nouveaux hôtels à Lucerne. Et si ces mesures ne semblent pas convaincre l’office du tourisme de la ville, interrogé par Tamedia, elles font écho à ce qui se fait ailleurs en Europe.
Notamment à Amsterdam et Dubrovnik, deux villes victimes de leur succès touristique. En Suisse l’an dernier, une petite commune au bord du lac de Brienz avait construit un tourniquet rendant payant l’accès à un ponton devenu célèbre grâce à une série Netflix coréenne. L’afflux de touristes avait entraîné des nuisances pour la population locale.
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