Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
75 ans après le catastrophique «hiver des avalanches», la Suisse est à nouveau confrontée à la menace des coulées de neige, qui ont déjà fait des victimes.
Mais ce mardi, les projecteurs du monde se tournent surtout vers Genève. Avec deux rencontres de haut niveau, la cité de Calvin semble renouer avec son rôle de scène majeure de la diplomatie internationale.
Vous découvrirez enfin comment un canard «suisse» a fait ses premiers pas dans l’univers du rock made in Germany.
Bonne lecture!
Genève est redevenue ce mardi un centre de la diplomatie internationale, avec des entretiens de haut niveau consacrés à la guerre en Ukraine et au programme nucléaire iranien.
Les discussions entre les délégations de Kiev, Moscou et Washington s’appuient sur un plan américain dévoilé il y a quelques mois, qui prévoit la possibilité de concessions territoriales de la part de l’Ukraine en échange de garanties de sécurité occidentales. L’un des points les plus sensibles concerne le sort du Donbass, vaste région industrielle située à l’est de l’ancienne république soviétique.
La question iranienne porte pour sa part sur la conclusion d’un accord concernant les programmes balistique et nucléaire de la République islamique. Téhéran exige un assouplissement des sanctions économiques avant toute concession. Washington, de son côté, n’a pas exclu l’option d’une intervention militaire en dernier recours si aucun compromis n’était trouvé.
Ces discussions importantes et délicates sont considérées par de nombreux médias comme un succès de la diplomatie helvétique et du conseiller fédéral Ignazio Cassis, qui assume cette année également la présidence de l’OSCE. Elles mettent en lumière le rôle majeur que Genève internationale peut encore jouer, alors même que la cité du bout du lac a été fortement fragilisée par le retrait des États-Unis de nombreuses organisations internationales basées sur son territoire.
Les Alpes suisses sont placées en alerte avalanches. Hier lundi, plusieurs coulées ont provoqué le déraillement d’un train à Goppenstein, en Valais, et la mort d’un skieur à Davos, dans les Grisons. Les perturbations devraient se poursuivre ces prochains jours et les autorités appellent à la plus grande prudence.
Le danger est de degré 4 sur la quasi-totalité de l’arc alpin, et atteint même le niveau maximal de 5 dans certaines régions du Valais. Plusieurs routes ont été fermées et certaines localités se retrouvent isolées.
L’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches (WSL) explique que les abondantes chutes de neige de ces derniers jours, combinées à de forts vents, ont entraîné la formation de plaques instables sur un manteau neigeux déjà fragile. Ces accumulations peuvent se détacher à tout moment.
Pour les spécialistes du WSL, la situation est dangereuse et ne doit pas être sous-estimée, mais elle n’a rien d’exceptionnel comparée à l’«hiver des avalanches» de 1950–1951, largement rappelé ces jours par plusieurs médias. Cette année-là, les coulées avaient causé la mort de 98 personnes et détruit près de 1500 bâtiments. Cette tragédie avait marqué le début d’un changement de paradigme, tant politique que technique, dans la prévention des avalanches.
Guido A. Zäch, pionnier de la réhabilitation des personnes paraplégiques, est décédé à l’âge de 90 ans. On lui doit notamment la création de la Fondation suisse pour paraplégiques.
La vision de Guido A. Zäch était celle d’un pays où les personnes en fauteuil roulant puissent retrouver autonomie et autodétermination. Ce n’était certainement pas le cas dans les années 1960 lorsque, jeune médecin, le Saint-Gallois prit conscience des lacunes du système hospitalier, social et assurantiel suisse dans la prise en charge de ces personnes.
Parmi les différentes associations et initiatives conçues et fondées par Guido A. Zäch, la plus connue est la Fondation suisse pour paraplégiques, créée en 1975, qui soutient notamment le Centre suisse des paraplégiques de Nottwil (canton de Lucerne), inauguré en 1990. «Une institution unique qui a amélioré la vie de dizaines de milliers de personnes», écrit la Schweizer Illustrierte.
Sa vocation était née d’un accident survenu à ses 18 ans. En plongeant dans une piscine peu profonde, il avait subi une compression de la colonne vertébrale. Il n’en avait gardé aucune séquelle, mais une autre personne ayant tenté le même saut était restée paralysée. «Cela aurait pu être moi», expliquait Guido A. Zäch lui‑même à la Schweizer Illustrierte il y a un an. La question de savoir comment il aurait pu être soigné est devenue la force motrice du reste de sa vie.
Parmi les habitants de Suisse qui ont fait le plus parler d’eux à l’international l’an dernier figure aussi… un canard. La photo virale du palmipède pris sur le fait en avril à Köniz par un radar – flashé à 52 km/h dans une zone limitée à 30 – est désormais devenue la couverture d’un album d’un groupe de rock allemand.
L’histoire cocasse de ce colvert pirate de la route a été repérée sur Instagram par le groupe Tales Like These. Un vers de leur chanson Cavities utilise l’expression anglaise duck and dive, qui signifie «éviter les problèmes». En anglais, duck veut dire à la fois «se baisser pour esquiver» et «canard».
Pour cette raison, l’oiseau est devenu une sorte de mascotte au sein du groupe. À tel point que ses membres ont demandé à la commune de Köniz le droit d’utiliser l’image comme couverture de leur nouvel album, Evidence of Past Mistakes.
La commune a été ravie d’accéder à leur demande, peut‑on lire sur la page Facebook officielle de la localité bernoise. Impossible en revanche de savoir ce qu’en pense le principal intéressé.
Texte traduit de l’italien à l’aide de l’IA/op
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