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Six personnes ont perdu la vie et cinq ont été blessées dans l’incendie d’un car postal, provoqué par un homme qui s’est immolé.

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Après le traumatisme collectif de l’incendie meurtrier à Crans-Montana, la Suisse s’est à nouveau réveillée sous le choc ce matin. Six morts et cinq blessés dans l’incendie d’un car postal à Chiètres, annonçaient les médias. Après les questions, les autorités ont livré cet après-midi les premières réponses: un homme qui s’est immolé par le feu serait à l’origine de la tragédie.

Alors que les messages de condoléances affluent aussi depuis l’étranger, l’incompréhension et la stupeur dominent dans ce petit village fribourgeois, habituellement connu pour son Papiliorama.

Bonne lecture,

Sur les lieux du drame, il ne reste plus que la carcasse du bus incendié.
Sur les lieux du drame, il ne reste plus que la carcasse du bus incendié. Kantonspolizei Freiburg /

L’incendie d’un car postal a causé la mort de six personnes et fait cinq blessés mardi soir à Chiètres, petite commune du canton de Fribourg. L’homme à l’origine du drame se serait immolé par le feu. L’émotion est vive dans tout le pays.

L’auteur présumé est un Suisse domicilié dans le canton de Berne. Décrit comme «marginal et perturbé», cet homme d’une soixantaine d’années se serait aspergé d’essence avant de s’immoler. Il serait vraisemblablement décédé. «Il n’y a absolument aucun élément qui laisserait entendre qu’il s’agit d’un acte terroriste», a précisé en conférence de presse Raphaël Bourquin, procureur général du canton de Fribourg.

Les six personnes décédées n’ont pour l’heure pas été formellement identifiées. Les nationalités des victimes ne sont pas encore connues, mais elles seraient nées entre 1961 et 2009, a indiqué le commandant de la police cantonale, Philippe Allain. Les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances exactes du drame.

Dans un message publié sur X, le président de la Confédération, Guy Parmelin, s’est dit «bouleversé et attristé que des personnes aient à nouveau perdu la vie dans un grave incendie en Suisse». Parmi les nombreuses réactions de solidarité, l’Italie a exprimé ses condoléances par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani. «L’Italie est proche de la Suisse», a-t-il écrit sur X, assurant au peuple suisse «l’affection et la solidarité de tous les Italiens».

Un grand débat sur le nucléaire se profile en Suisse.
Un grand débat sur le nucléaire se profile en Suisse. Keystone / Peter Klaunzer

Le Conseil des États veut relancer le nucléaire en Suisse. Une décision qui intervient le jour du 15e anniversaire de la catastrophe de Fukushima, qui avait poussé le peuple à tourner le dos à l’atome.

Les sénatrices et les sénateurs ont accepté mercredi, par 26 voix contre 12, le contre-projet à l’initiative «Stop au blackout», élaboré par le ministre de l’Environnement Albert Rösti. Celui-ci prévoit la levée de l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires. Le Conseil national doit encore se prononcer, et ce sera probablement le peuple qui aura le dernier mot.

Si cette décision devient réalité, il s’agirait d’un virage à 180 degrés dans la politique énergétique de la Confédération. Le 21 mai 2017, le peuple avait en effet décidé de sortir du nucléaire, suivant la stratégie du gouvernement emmené par l’ancienne ministre Doris Leuthard.

Le Conseil national a, lui, décidé d’une réhabilitation historique. Il a validé une initiative parlementaire voulant supprimer les sanctions prises durant la Seconde Guerre mondiale contre les 466 Suisses ayant combattu dans la Résistance française. Le dossier part au Conseil des États.

Ignazio Cassis est reçu par son homologue russe Serueï Lavrov en tant que président de l'OSCE. Moscou, le 6 février 2026.
Ignazio Cassis est reçu par son homologue russe Serueï Lavrov en tant que président de l’OSCE. Moscou, le 6 février 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All Rights Reserved.

Les relations entre la Suisse et la Russie occupent une place importante dans la presse du jour. Le Temps observe un changement de ton de Moscou envers Berne, redevenue fréquentable. Parallèlement, une vaste enquête journalistique met en lumière un réseau de désinformation russe actif en Suisse.

Selon Le Temps, la présidence suisse de l’OSCE contribue à repositionner la diplomatie helvétique. Si la Suisse reste officiellement qualifiée de pays «hostile» par le Kremlin, ses bons offices sont à nouveau sollicités. Après avoir participé à des pourparlers sur l’Ukraine à Genève, les Russes invitent désormais Berne à célébrer le 80ᵉ anniversaire des relations diplomatiques avec l’URSS.

Pour le quotidien romand, cette normalisation offre à la Suisse l’opportunité de retrouver un rôle privilégié comme lieu de rencontre diplomatique. Il avertit toutefois: «Le risque est celui d’une instrumentalisation de ses services par Poutine pour maintenir l’illusion d’une recherche de paix dont il ne veut pas».

Dans le même temps, les titres de Tamedia détaillent comment un réseau de fausses informations mène jusqu’aux services secrets russes. La Suisse en ferait de plus en plus les frais: Moscou invente rarement des mensonges entièrement nouveaux sur la Suisse, mais reprend les polémiques et les débats existants et jette de l’huile sur le feu.

Écran avec page de connexion pour le vote électronique
Les essais d’e-voting doivent se poursuivre en Suisse malgré la panne survenue à Bâle-Ville lors des dernières votations fédérales. Keystone

Après la panne qui a touché le vote électronique à Bâle-Ville, tous les cantons doivent vérifier les processus de protection des clés permettant de déchiffrer les urnes électroniques, a annoncé ce mercredi la Chancellerie fédérale.

«Il faut tirer les leçons qui s’imposent de l’incident survenu dans le canton de Bâle-Ville», écrit mercredi la Chancellerie fédérale. Elle demande donc aux cantons qui testent des systèmes de vote électronique, soit Bâle-Ville, Saint-Gall, Thurgovie et les Grisons de procéder à des vérifications.

Aucun élément concret ne remet actuellement en question la poursuite des essais d’e-voting, assure toutefois la Chancellerie fédérale. Elle souligne qu’aucun élément concret ne remet actuellement en question la poursuite des essais d’e-voting.

L’incident était dû à un élément externe et non pas au système d’e-voting lui-même, selon les informations transmises à Berne par les autorités bâloises. Lors des votations du 8 mars, le canton de Bâle-Ville n’a pas pu déchiffrer son urne électronique et 2048 votes parvenus par ce biais n’ont pas pu être dépouillés. Ces suffrages venaient presque exclusivement de Suisses de l’étranger.

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