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Aujourd’hui en Suisse

Chères et chers Suisses de l’étranger,

Les bons offices existent-ils encore? La Suisse s’est longtemps présentée comme le pays capable de maintenir un canal de communication entre l’Iran et les États-Unis, en cas de crise. Or, cette crise est désormais là. Mais les négociations passent aujourd’hui par le Pakistan. Auparavant, c’est Oman qui jouait ce rôle.

Des messages ont aussi transité par l’Égypte et la Turquie, tandis que la Chine apporte son soutien. La Suisse, elle, agit toujours avec discrétion. Peut-être trop – au risque de devenir invisible?

Quoi qu’il en soit, l’essentiel reste que la paix advienne.

Meilleures salutations de Berne,

Recueillement à Crans-Montana
Des personnes en deuil rendent hommage aux victimes à Crans-Montana. Keystone / Jean-Christophe Bott

La catastrophe de l’incendie de Crans-Montana est loin d’avoir été entièrement élucidée. Une nouvelle victime non indemnisée apparaît, et de hauts fonctionnaires valaisans font l’objet d’une plainte pénale.

La victime s’appelle Sélim et vient de France. Selon Le Parisien, le jeune homme a d’abord réussi à fuir l’incendie sans être blessé, mais il est retourné à plusieurs reprises dans le bar en flammes pour aider d’autres personnes à s’échapper. Ce faisant, Sélim a inhalé des gaz toxiques qui affectent encore aujourd’hui ses poumons.

«Mes bronches sont atteintes», raconte-t-il au quotidien français. Des semaines après l’incendie, des médecins auraient encore constaté des «traces du feu» dans ses poumons. Incapable de travailler, ce Français de 30 ans s’est retrouvé en difficulté financière. Mais il n’a pas droit à une aide financière de la Suisse, car les aides d’urgence ne sont accordées qu’aux victimes ayant été hospitalisées.

La Neue Zürcher Zeitung révèle par ailleurs qu’un proche de victimes de la catastrophe a déposé une plainte pénale contre trois hauts fonctionnaires valaisans, responsables, pour le canton, des domaines de la sécurité et de la protection incendie. Ils sont accusés d’homicide par négligence, d’incendie par négligence ainsi que de meurtre et d’incendie avec dol éventuel, écrit le quotidien zurichois, qui se base sur des documents d’enquête. Par cette plainte, le proche soulève la question de savoir si le canton a rempli son devoir de surveillance concernant le bar «Le Constellation».

Le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, organise des négociations entre l’Iran et les États-Unis.
Le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, organise des négociations entre l’Iran et les États-Unis. Inter Services Public Relations

Alors que la Suisse offre ses bons offices depuis des décennies aux États-Unis et à l’Iran, le fait que le Pakistan s’impose comme médiateur pour les réunir soulève des questions.

Micheline Calmy-Rey fut autrefois ministre des Affaires étrangères de la Suisse. Aujourd’hui, elle critique sévèrement le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), qui, selon elle, a fermé trop tôt l’ambassade suisse à Téhéran et rappelé son ambassadeur prématurément. «S’il y a bien une ambassade qui aurait dû rester ouverte, c’est celle de la Suisse», écrit l’ancienne conseillère fédérale dans une tribune publiée par la Weltwoche et citée par 20 Minuten.

Pendant des décennies, la représentation suisse a servi de bureau de liaison entre les États-Unis et le régime de Téhéran. Par le passé, la Suisse s’était systématiquement abstenue de sanctionner des représentants du régime iranien pour ne pas froisser les mollahs au pouvoir. En vain.

Dans le cadre du conflit actuel, l’ambassadeur suisse a à plusieurs reprises proposé les bons offices de la Suisse, sans succès, avant de quitter le pays. Des négociations doivent désormais se tenir samedi au Pakistan. Fort de bonnes relations avec Téhéran comme avec Washington, Islamabad a assumé le rôle de médiateur avec le soutien de la Chine.

Le DFAE a également salué hier l’obtention d’un cessez-le-feu. Les conséquences de cette trêve seront analysées – notamment en vue d’une éventuelle réouverture de l’ambassade suisse à Téhéran, a indiqué le département des affaires étrangères au quotidien Le Temps.

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L’aéroport de Zurich suscite l’intérêt de visiteurs russes. Keystone / Christian Beutler

Des groupes d’expatriés russes se seraient, ces derniers mois, intéressés de manière répétée à des infrastructures critiques en Suisse.

Depuis 2024, certains groupes se sont rendus jusqu’à trois fois dans des centrales nucléaires suisses, révèle CH Media. Ils se sont également intéressés au tunnel de base du Gothard et, à plusieurs reprises, à l’aéroport de Zurich.

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) indique avoir connaissance de ces visites de groupe. «Il évalue en permanence ce type d’activités dans leur contexte géopolitique global», a déclaré un porte-parole du SRC à CH Media. Les exploitants des installations soulignent quant à eux que la sécurité est leur priorité absolue et que les zones sensibles ne sont pas accessibles au public.

Une dalle de pierre avec le crâne finement préservé au musée des dinosaures d’Aathal.
Une dalle de pierre avec le crâne finement préservé au musée des dinosaures d’Aathal. zvg

Au musée des dinosaures d’Aathal, un fragment de roche s’est révélé être une découverte sensationnelle, car il contenait la tête d’un dinosaure à long cou très rare.

La découverte réjouit les paléontologues, car les crânes de ce que l’on appelle les sauropodes sont pratiquement introuvables. Et pour cause: leurs petites têtes étaient perchées au sommet de longs cous et devaient être légères, avec des os fins. C’est pourquoi, chez les sauropodes, on retrouve souvent le squelette robuste, mais presque jamais le crâne.

La tête mise au jour à Zurich n’est que la seconde découverte de ce type au monde. Le sauropode en question est mort jeune, entre 8 et 10 ans, et son crâne a apparemment été enveloppé dans un sable extrêmement fin, ce qui l’a empêché d’être écrasé. Le musée des dinosaures d’Aathal a baptisé sa découverte «Lucy».

La dalle de pierre contenant ce fossile était arrivée comme découverte annexe au musée des dinosaures d’Aathal il y a déjà plusieurs années. Elle n’a toutefois été examinée de plus près qu’au début de l’année 2026. «Avec Lucy, l’équipe d’Aathal prouve une fois de plus qu’elle joue dans la cour des grands des musées de dinosaures», écrit la NZZ à propos de cet événement.

Traduit de l’allemand à l’aide d’un outil d’IA/dbu

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