Aujourd’hui en Suisse
Chères Suissesses, chers Suisses à l’étranger,
La saison des grillades va bientôt commencer – et c’est précisément à cette période que la viande de porc est particulièrement prisée en Suisse. Pourtant, malgré cette forte demande, la production de porc est actuellement trop importante.
Pour freiner cette surproduction et stabiliser les prix, l’association des éleveurs de porcs envisage de recourir à un moyen inhabituel.
Salutations de Berne,
La production suisse de viande de porc est excessive, ce qui engendre une baisse des prix et met la filière sous pression. Les éleveurs et les éleveuses pourraient être indemnisés pour mettre un terme à leur activité.
Saviez-vous que la viande de porc est la plus consommée en Suisse? En 2024, la consommation moyenne s’élevait à 19 kilos par habitant, dont jusqu’à 95% provenaient de la production nationale.
Pourtant, malgré cette popularité, la Suisse connaît actuellement un excédent de viande de porc. Chaque semaine, les éleveurs et les éleveuses livrent 4000 porcs de trop aux abattoirs, écrit le Tages-Anzeiger. Les côtelettes excédentaires se retrouvent sur le marché, faisant baisser les prix, ou alors sont exportées à moindre coût. Pour la saison des grillades de cette année, les stocks frigorifiques avaient déjà été remplis en 2025.
Suisseporcs, l’association des éleveurs et producteurs de porcs, souhaite désormais encourager les exploitants à abandonner volontairement leurs élevages en leur versant une prime. Une telle stratégie n’a encore jamais été appliquée. L’association doit se prononcer à ce sujet lors de son assemblée des délégués. En cas d’acceptation, une détente du marché ne serait toutefois attendue qu’à partir de l’année prochaine.
Le travail à temps partiel nuit-il à l’AVS? De nouveaux chiffres contredisent un argument central de ses détracteurs.
L’Union patronale suisse a relancé le débat sur le temps partiel en introduisant la notion de «temps partiel de style de vie», visant surtout les personnes de plus de 50 ans qui réduisent leur taux d’occupation. Les critiques affirment que le temps partiel aggrave la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et affaiblit l’AVS. Pourtant, des chiffres de la Confédération contredisent cette analyse, comme le rapporte la SRF.
«Ce que montrent les données, c’est que de nombreuses personnes passent de l’inactivité à un emploi à temps partiel», explique Luca Moretti, de l’Office fédéral des assurances sociales, dans l’émission de radio «Heute Morgen» de la SRF. Le nombre d’emplois à plein temps est stable depuis 15 ans, tout comme celui des petits taux d’occupation. En revanche, ce sont surtout les emplois à plus de 50% qui ont progressé.
En résumé: grâce au temps partiel, davantage de personnes exercent une activité professionnelle en Suisse – et, en moyenne, les Suisses travaillent davantage.
Et qu’en est-il des personnes plus âgées qui réduisent leur taux d’occupation pour profiter de plus de temps libre? «Elles ont raison», estime l’économiste Mathias Binswanger dans l’émission «Morgengast» de la SRF. «En économie, il ne s’agit pas de maximiser le revenu ou la croissance, mais le bien-être individuel. Réduire son temps de travail pour gagner du temps libre est donc économiquement rationnel.»
Une vidéo de Lauterbrunnen partagée par Elon Musk fascine des millions de personnes tandis que les habitantes et habitants tentent de préserver leur vie privée.
Est-ce réel ou généré par intelligence artificielle? C’est la réaction de nombreux internautes alors qu’Elon Musk a récemment partagé sur sa plateforme X une vidéo montrant Lauterbrunnen, dans l’Oberland bernois, dans toute sa splendeur. Réalisée par un blogueur italien, la vidéo a été vue par plus de 50 millions de personnes.
«Il y a quelques années encore, les habitants de Lauterbrunnen se seraient sans doute réjouis sans réserve de cette publicité gratuite», écrit la NZZ. Aujourd’hui, l’afflux touristique est plutôt perçu comme un problème par une grande partie de la population. Dans un récent sondage à Grindelwald, 89% des personnes interrogées ont déclaré souhaiter moins de touristes durant l’été.
À Lauterbrunnen, ce n’est pas seulement le nombre de visiteurs – attirés par le buzz des réseaux sociaux – qui pèse sur les habitants, mais aussi leur comportement. À l’aide de panneaux, la commune tente d’empêcher les visiteurs d’entrer sur des propriétés privées et les encourage à ramasser leurs déchets. «Nous faisons tout pour que la vallée de Lauterbrunnen reste vivable malgré la forte affluence», explique le président de commune Karl Näpflin dans la Berner Zeitung.
La marque traditionnelle suisse Rivella vend désormais ses boissons dans des canettes en aluminium – et lance une nouvelle saveur.
Lors de ma pause de l’après-midi, j’aime bien m’offrir une boisson rafraîchissante en canette – et je ne suis pas la seule. Les boissons en canette sont en vogue, et la marque suisse Rivella entend bien profiter de cette tendance.
Comme l’écrivent les journaux de CH Media, deux variantes sont désormais disponibles en canette. Le classique Rivella rouge, mais aussi une nouvelle saveur que la marque ose lancer: un Rivella au goût de pêche, proposé en version zéro sucre.
Fondée en 1952, cette entreprise familiale suisse produit depuis les années 1950 à Rothrist, dans le canton d’Argovie. La boisson Rivella est également vendue à l’étranger, notamment aux Pays-Bas, son principal marché international. Comme CH Media l’a récemment indiqué, l’entreprise restera entre les mains de la famille: en 2027, Tano Barth, petit-fils du fondateur, en prendra la présidence.
Traduit de l’allemand à l’aide d’un outil d’IA/dbu/rem
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