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La semaine en Suisse

Chères et chers Suisses de l’étranger,

Avez-vous déjà reçu, rempli et renvoyé votre matériel de vote en vue de la votation fédérale du 14 juin?

Notre dernier sondage indique que les Suisses de l’étranger ont l’intention de rejeter le plafonnement de la population voulu par l’UDC, et ce, dans une proportion plus importante que leurs compatriotes en Suisse.

Bonne lecture,

Le président américain Donald Trump lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos en janvier.
Le président américain Donald Trump lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos en janvier. Keystone / Laurent Gillieron

Mercredi, l’administration Trump a proposé de nouveaux droits de douane punitifs visant une soixantaine de partenaires commerciaux, dont un taux de 12,5% pour la Suisse et de 10% pour l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada.

Washington accuse les pays concernés de ne pas en faire assez pour lutter contre les importations de biens produits par le travail forcé. Le ministère suisse de l’Économie a rejeté «catégoriquement» ces accusations, et la principale fédération des entreprises suisses, economiesuisse, les a qualifiées de «totalement infondées».

Economiesuisse a déclaré que, si ces nouvelles menaces tarifaires pèsent sur les entreprises suisses, celles-ci sont moins sévères que les précédentes vagues de droits punitifs. L’année dernière, le 1er août (jour de la Fête nationale suisse), Donald Trump avait imposé des droits de douane de 39% à la Suisse et de 15% à l’UE.

En réaction à cette dernière annonce, la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) a estimé que la Suisse restait une «cible facile» pour Donald Trump. «S’il s’attaque à la Chine ou à l’UE, il peut s’attendre à des contre-mesures qui nuiront également aux entreprises américaines, car la Chine et l’Europe sont des marchés de vente majeurs, a écrit le quotidien zurichois jeudi. La Suisse, en revanche, est petite et relativement insignifiante. Cet été, alors que les négociations [pour finaliser un accord commercial plus large] entreront dans leur phase finale, elle risque de se retrouver là où elle était le 1er août dernier: humiliée et frappée par le marteau tarifaire de Trump. Ce traumatisme ne doit pas se répéter.»

Des travailleurs portugais dans un champ à Ried bei Kerzers, canton de Fribourg, en 2022.
Des travailleurs portugais dans un champ à Ried bei Kerzers, canton de Fribourg, en 2022. Keystone / Peter Klaunzer

Selon notre dernier sondage, l’électorat suisse devrait rejeter l’initiative visant à plafonner la population du pays. Le second objet soumis au vote le 14 juin, sur le service civil, promet quant à lui un résultat très serré.

Mercredi, le deuxième sondage de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR, dont fait partie Swissinfo) a révélé que l’opposition à l’initiative «Non à une Suisse à dix millions» gagne du terrain. 52% des personnes sondées ont déclaré qu’elles rejetteraient le texte de l’UDC visant à limiter la population suisse à dix millions d’habitants d’ici 2050 (elle est actuellement d’environ 9,1 millions). 45% voteraient en sa faveur, le reste des personnes sondées sont indécises ou n’ont pas répondu.

Les Suisses de l’étranger s’opposent plus clairement à l’initiative: ils sont 63% à rejeter le texte de l’UDC. Le politologue Lukas Golder, de l’institut gfs.bern, qui a réalisé le sondage, souligne que la diaspora suisse bénéficie de l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne, menacé par le texte.

L’issue du vote est beaucoup plus incertaine en ce qui concerne la modification de la loi sur le service civil. Le texte vise à introduire des conditions plus strictes pour l’accès au service civil afin de garantir les effectifs de l’armée. Le soutien pour cet objet a reculé à 48%, tandis que 46% des personnes sondées s’y opposent. La tendance est similaire parmi l’électorat suisse de l’étranger, bien que la proportion de personnes indécises y reste plus élevée.

«La violence peut toucher n’importe qui» (image d’illustration)
«La violence peut toucher n’importe qui» (image d’illustration) Keystone

La ligne d’aide aux victimes 142, un nouveau point de contact en Suisse pour les personnes touchées par les violences, est ouverte depuis le 1er mai. Elle reçoit une centaine d’appels par jour, principalement de femmes.

La honte et le manque de confiance en soi sont des thèmes récurrents dans les conversations, a rapporté mardi la SRF. «De nombreuses femmes disent: ‘Je suis une femme sûre de moi, j’ai fait des études, et maintenant, voilà ce qui m’arrive’, a expliqué Ursula Frisch, conseillère téléphonique. Cela n’a rien à voir avec le statut social ou l’éducation. La violence peut toucher n’importe qui.»

La ligne d’aide s’adresse à toutes les personnes concernées: femmes, hommes et mineurs; qu’il s’agisse de violences psychologiques, physiques ou sexuelles. Les proches peuvent également y chercher conseil. Les conseillères et conseillers précisent que toute personne qui n’est pas sûre que le 142 soit le bon interlocuteur devrait appeler quand même.

Par ailleurs, le Conseil national a soutenu mercredi une proposition du gouvernement visant à améliorer le soutien aux victimes de violences. Elle vise à garantir l’accès aux soins de médecine légale et à développer les hébergements d’urgence dans tout le pays.

Breel Embolo (à gauche) avant un match contre la Norvège en mars.
Breel Embolo (à gauche) avant un match contre la Norvège en mars. Keystone / Cyril Zingaro

Ouf de soulagement pour les fans de football suisses: l’attaquant vedette Breel Embolo a finalement obtenu son visa pour se rendre aux États-Unis en vue de la Coupe du monde 2026, qui débute jeudi prochain.

L’affaire avait commencé mardi à l’aéroport de Zurich. Alors que l’équipe suisse de football s’envolait pour Los Angeles, son attaquant Breel Embolo se rendait à Berne pour déposer une demande de visa. La raison: son autorisation de voyage ESTA, préalablement validée, avait été réexaminée juste avant le décollage.

«L’annulation de l’autorisation de voyage de Breel Embolo a pris de court l’équipe nationale», a commenté mercredi la SRF. Selon l’Association suisse de football (ASF), toutes les demandes ESTA, y compris celle de l’attaquant, avaient été marquées comme approuvées le jour du départ, mais «la situation a changé à l’aéroport». Deux heures et demie avant le décollage, les autorités américaines ont demandé des éclaircissements concernant le joueur.

L’année dernière, Breel Embolo, 29 ans, a été condamné à une peine pécuniaire avec sursis pour menaces multiples lors d’une altercation en 2018, un verdict confirmé par la suite en appel. «Les questions de l’ambassade visaient spécifiquement à savoir si des violences physiques avaient été commises, a précisé l’ASF. Ce n’était pas le cas.»

Le feu vert est finalement tombé tard jeudi soir. «Nous venons d’être informés que le visa de Breel Embolo a été approuvé, a communiqué l’ASF, soulagée. Il pourra donc se rendre aux États-Unis demain, vendredi. Il devrait rejoindre l’équipe vendredi soir [heure locale américaine].» Le premier match de la Suisse est prévu le 13 juin contre le Qatar.

Le trophée de la Coupe du monde est exposé lors du tirage au sort du tournoi de 2026.
Le trophée de la Coupe du monde est exposé lors du tirage au sort du tournoi de 2026. Copyright 2025 The Associated Press. All Rights Reserved

La semaine prochaine

Mardi, l’Office fédéral de la statistique publiera ses chiffres sur l’aide aux victimes d’infractions à l’intégrité corporelle, psychiques ou sexuelles. Les données pour 2025 porteront sur le sexe, l’âge, la nationalité, l’infraction, la relation auteur-victime et le canton.

La Coupe du monde masculine de football 2026 débutera jeudi en Amérique du Nord. Les trois matchs de groupe de la Suisse l’opposeront au Qatar (13 juin), à la Bosnie-Herzégovine (18 juin) et au Canada (24 juin). Tous se joueront à 21h00, heure suisse.

Dimanche 14 juin, les Suisses se rendront aux urnes, comme ils le font en moyenne quatre fois par an. Deux objets sont soumis au vote au niveau fédéral: le plafonnement de la population suisse à dix millions d’habitants d’ici 2050 et le durcissement des conditions d’accès au service civil pour garantir les effectifs de l’armée.

Texte relu et vérifié par Samuel Jaberg, traduit de l’anglais à l’aide de l’IA/dbu

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