L’Office fédéral de la culture dénonce le désintérêt des parlementaires
Le directeur de l’Office fédéral de la culture a souligné ce mercredi les nombreuses limites qui entravent son action. David Streiff s’est, par contre, réjoui du foisonnement artistique que connaît la Suisse.
Le directeur de l’Office fédéral de la culture a souligné ce mercredi les nombreuses limites qui entravent son action. David Streiff s’est, par contre, réjoui du foisonnement artistique que connaît la Suisse.
Devant le Club suisse de la presse à Genève, le chef de l’Office fédéral de la culture a rappelé que la Suisse n’avait pas à rougir d’une comparaison avec ses voisins. Que ce soit par le nombre de ses musées, de ses théâtres, de ses expositions ou de ses spectacles, la scène artistique suisse est extrêmement dynamique. Pour David Streiff, grâce à leurs activités, les milieux culturels redonnent vie aux friches industrielles de nombreuses villes.
Ces données, selon le responsable culturel de la Confédération, mettent en évidence l’intérêt économique de l’art et sa contribution majeure au rayonnement de la Suisse. Mais cette réalité, démontrée par de nombreuses études, est encore largement ignorée par le parlement, selon David Streiff. Qui relève, d’ailleurs, que les milieux culturels ont également leur part de responsabilité: «Ils ne sont pas assez actifs dans les parlements».
En d’autres termes, David Streiff réclame plus de moyens pour faire face aux nombreux défis qui attendent son office. Pour cette année, le budget de l’Office fédéral de la culture se monte à 183 millions de francs. Avec cette somme, l’Office fédéral doit poursuivre son action traditionnelle. Mais il doit également empoigner des nouveaux dossiers.
Le musée et la bibliothèque nationale n’ont, en effet, pas entamé l’archivage du patrimoine culturel du XXème siècle. Aucune politique n’a été définie par rapport à la production culturelle sur l’Internet, tout comme la numérisation des archives fédérales.
David Streiff s’inquiète enfin de la commercialisation des biens culturels, comme en témoignent les rachats massifs de banques d’images par Bill Gates, le fondateur de Microsoft. Là aussi, la Suisse n’a pas encore défini de politique pour faire face à ce phénomène.
Frédéric Burnand
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